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50 acteurs veulent déjà rejoindre la LHoFT

Quelque 50 start-up FinTech ont déjà introduit une candidature pour être incubées dans cette nouvelle structure dédiée à l’innovation au cœur de l’écosystème financier.

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Nasir Zubairi, CEO de la Luxembourg House of Financial Technology (LHoFT)

Inaugurée officiellement ce lundi, la Luxembourg House of Financial Technology suscite déjà l’enthousiasme de nombreux acteurs. Quelque 50 start-up FinTech ont déjà introduit une candidature pour être incubées dans cette nouvelle structure dédiée à l’innovation au cœur de l’écosystème financier. De nouveaux partenaires rejoignent l’aventure. – Par Sébastien Lambotte

« Il est avant tout question de coopération, de collaboration et d’engagement entre l’ensemble des acteurs composant l’écosystème financier et technologique », a tenu à rappeler Nasir Zubairi, CEO de la Luxembourg House of Financial Technology (LHoFT) au terme des discours inauguraux  tenus ce lundi. Ça y est, la LHoFT dispose d’une structure légale, sous la forme d’une fondation publique-privée, d’une équipe, d’infrastructures prêtes à accueillir des start-up actives dans le domaine de la FinTech. « Une cinquantaine de sociétés ont déjà introduit leur candidature pour rejoindre notre structure et s’inscrire dans la dynamique que nous créons au départ du Luxembourg. » Désormais, une étape de sélection rigoureuse va s’opérer. La LHoFT pourra accueillir une dizaine de start-up, à la House of Entrepreneurship dans un premier temps avant de pouvoir s’installer dans ses locaux rue Glesener à terme.

De nouveaux acteurs, des projets excitants

La LHoFT ne se contentera pas uniquement d’accueillir et d’accompagner les start-up. Ce serait limiter ses ambitions. Plus largement, elle entend soutenir l’innovation au sein des services financiers, au Luxembourg et au-delà. La nouvelle fondation se veut donc être une plateforme unique de rencontres entre acteurs traditionnels et innovants, tous animés par une volonté commune de faire progresser l’industrie et de l’inscrire au cœur d’une économie digitale. « Pour aller de l’avant, il faut qu’il y ait collaboration entre l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème. Dans cette perspective, nous allons présenter dans les semaines à venir des projets particulièrement excitants, en collaboration avec nos soutiens mais aussi nos partenaires nationaux et internationaux, avec la volonté de créer au Luxembourg un écosystème FinTech d’envergure globale », assure Nasir Zubairi.

Le CEO du LHoFT s’est notamment réjoui d’accueillir de nouveaux acteurs au sein de ses partenaires, parmi lesquels Thomson Reuters, Allen & Overy, Arendt & Medernach ou encore Amazon. Il s’est aussi dit enthousiaste à l’idée de voir s’élargir le « Leadership Circle » de la fondation, avec l’intégration récente de Foyer et Temenos.

L’ambition derrière le Brexit

Au sein de ces nouvelles infrastructures, la LHoFT est prête à faire rayonner le Luxembourg et son écosystème FinTech à l’échelle internationale, en s’appuyant sur les nombreux atouts de la Place. Parmi eux, aux yeux du CEO, une communauté d’acteurs qui travaillent ensemble pour l’avenir du Luxembourg autant que pour le développement de leur business personnel. « Le Brexit, dans ce contexte, est certainement une opportunité. Pas uniquement dans la perspective d’accueillir des acteurs londoniens qui se replient vers le continent, mais en allant à la rencontre de nombreux acteurs qui se développent aux quatre coins de la planète et qui ne considèrent désormais  plus Londres comme une place de premier choix pour appréhender le marché européen », explique le CEO. La LHoFT, en tant que plateforme unique, veut accueillir ces acteurs, les rassembler au sein d’une communauté qui contribuera à mieux envisager l’avenir des services financiers.

Faire émerger ici les meilleures idées

« L’impact de la FinTech sur le secteur sera considérable, a insisté Pierre Gramegna, ministre des Finances luxembourgeois. Et s’il est difficile d’en mesurer l’ampleur, on sait que le digital va affecter tous les business models aujourd’hui connus. La technologie est un outil incroyable pour pousser plus loin l’industrie financière. Et nous disposons désormais, à travers cette fondation publique-privée, de la plateforme idéale pour faire émerger, ici, les meilleures idées. » Le ministre des Finances a insisté sur l’importance pour les start-up et les acteurs traditionnels de mieux collaborer ensemble. Il leur a recommandé de mettre en commun leurs intérêts et leurs atouts – la capacité à innover et les idées pour les premiers, la confiance des clients et de nombreuses données pour les seconds -, pour créer ensemble les services de demain.

 

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