Agilité et sécurité, EBRC intègre les deux facettes de la transformation digitale

Yves Reding, CEO d’EBRC, revient sur la stratégie du groupe, évoquant, côté pile et côté face, les enjeux de la transformation digitale.

Yves Reding, CEO d’EBRC

La transformation digitale, à la poursuite de gains en agilité et en flexibilité, ne peut s’envisager sans une bonne appréhension des enjeux de sécurité. Depuis sa création, EBRC intègre ces divers aspects au cœur de son développement. Au départ du Luxembourg, le prestataire de services IT spécialisé dans la gestion de la donnée sensible nourrit des ambitions européennes. Yves Reding, CEO d’EBRC, revient sur la stratégie du groupe, évoquant, côté pile et côté face, les enjeux de la transformation digitale.

« On assiste à une accélération exponentielle de la digitalisation de la société, constate Yves Reding, CEO d’EBRC. Et l’impact de cette transformation est désormais visible au coin de nos rues. D’ici 2025, la voiture autonome sera sur nos routes. Cela dit, nos voitures sont déjà connectées et communiquent en permanence avec leur constructeur. La médecine est aujourd’hui assistée par l’intelligence artificielle, capable de proposer parfois des diagnostics bien plus fiables qu’un médecin. L’agriculture s’appuie sur des données satellitaires. 5 à 10% du travail de l’avocat a été automatisé… »

Le mouvement est planétaire, avec des répercussions fortes à l’échelle de l’Europe et plus singulièrement du marché luxembourgeois. « EBRC a toujours eu pour ambition d’être un acteur européen de confiance dans un contexte de transformation, rappelle le CEO. Notre nom, « European Business Reliance Centre » traduit cette vocation, au départ d’une stratégie forte dont la cohérence n’a fait que s’accroître avec le temps. »

Côté pile, côté face

Pour Yves Reding, cette transformation digitale a deux facettes. Côté pile, elle permet aux organisations de gagner en efficacité et en compétitivité, en étant plus flexibles et agiles. Grâce au digital, les acteurs sont plus productifs, trouvent des nouveaux moyens de créer de la valeur. Côté face, cependant, ces mêmes acteurs s’exposent à de nouveaux risques. La cybercriminalité n’a jamais été aussi bien organisée et les failles, notamment avec l’émergence de l’Internet des Objets, n’ont jamais été aussi nombreuses. « Les risques de perte de contrôle sont considérables. A tel point que l’on ne peut profiter des atouts du digital sans appréhender comme il se doit les enjeux liés à la cybersécurité », précise Yves Reding. « Dans son développement, EBRC a toujours considéré avec rigueur les deux facettes de cette même pièce, pour mieux accompagner les clients dans leur transformation. »

Cette vision, défendue depuis près d’une vingtaine d’années déjà, a permis à EBRC de devenir un leader européen dans le domaine de la gestion de la donnée sensible. Au départ de ses data centers luxembourgeois, certifiés Tier IV et parmi les plus fiables au monde, EBRC a développé des offres de services intégrés permettant à ses clients de profiter des atouts du digital avec l’assurance que leurs données et leurs systèmes informatiques seront bien protégés.

Luxembourg, au cœur des enjeux européens

L’actualité, avec une multiplication d’attaques et de fuites de données, ne fait que renforcer EBRC dans ses convictions. « Depuis toujours, nous défendons l’idée qu’il nous faut un réel marché unique pour défendre nos valeurs face aux géants américains et asiatiques du digital. Nous devons, côté pile, permettre à des acteurs européens du numérique d’émerger plus facilement. Cela n’est pas possible dans une Europe numérique morcelée, comme c’est le cas actuellement. On peut se réjouir que, sous la présidence estonienne de l’Union européenne, les priorités visent à lever les freins à l’ouverture d’un tel marché. La libre circulation des données, entre autres mesures, pourrait devenir la cinquième liberté fondamentale de l’UE. » Si des opportunités peuvent découler de l’émergence de ce nouveau marché, la maîtrise des données dans un environnement plus ouvert gagnera aussi en complexité. « Dans ce contexte, il faut pouvoir instaurer la confiance. Il faut mettre en place une stratégie renforcée et des mesures de protection adaptées à l’échelle européenne, poursuit Yves Reding. La directive NIS (Security of Network and Information Systems) est une réponse à cet enjeu. En tant qu’entreprise européenne, nous souhaitons aussi un renforcement important de l’ENISA, en tant qu’agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information, pour l’amélioration de la cybersécurité au sein du marché unique. » Pour sa part, EBRC a pris part à l’élaboration de normes de sécurité largement partagées et de bonnes pratiques en la matière. L’acteur luxembourgeois a participé aussi à l’exercice Cybersecurity Europe, mis en place par l’ENISA, qui vise à tester la réaction et la résistance des acteurs critiques et interdépendants à une attaque cybercriminelle de grande ampleur à l’échelle européenne.

Au Luxembourg, les enjeux sont là aussi bien réels. Le marché de l’ICT s’y est développé pour servir les acteurs de la finance. « Et il est important de maintenir ce pilier économique pour assurer l’avenir du secteur ICT en son sein, rappelle Yves Reding. Du reste, côté pile, en tant que petit pays orienté à l’international, nous devons investir dans l’IT pour renforcer notre compétitivité et mieux exporter nos services à l’étranger. Côté face, nous pouvons compter sur une expertise considérable dans le domaine de la protection des données, acquise au service des acteurs financiers. »

Une stratégie qui ne doit rien au hasard

Alors que le marché s’ouvre, le Luxembourg doit mieux faire valoir cette expertise. Dans ce contexte, EBRC accélère sa stratégie de croissance externe, en visant dans un premier lieu le marché francophone. « Nous voulons permettre aux organisations basées à l’étranger d’accéder à toutes les possibilités désormais offertes par la technologie tout en leur assurant de bénéficier du plus haut niveau de protection, précise Yves Reding. Avec nos solutions cloud, des services full managed, en bénéficiant du conseil de nos experts, ils peuvent envisager de nouvelles opportunités. »

Au début de l’année, EBRC est entré dans le capital de Digora. Cette acquisition lui permet d’intégrer des compétences précieuses dans le domaine de la gestion des bases de données mais aussi d’étendre son réseau de distribution à travers tout le territoire français. « Nous envisageons actuellement d’autres acquisitions, des prestataires de services dans le domaine de la cybersécurité, nous permettant d’assurer une plus grande proximité envers nos clients, avec l’ambition de devenir un leader européen dans ce domaine », poursuit le CEO.

Car la digitalisation de l’économie ne se joue pas à pile ou face. L’offre « Trusted Services Europe », totalement intégrée, one-stop-shop et certifiée de bout-en-bout, couvre l’ensemble du cycle du client : conseil, design, build et opérations. EBRC, intègre dans son business model les deux facettes d’une même pièce, agilité et sécurité, pour mieux répondre aux attentes de ses clients.

« Cette stratégie intégrée est notre force et notre unique selling point sur le marché européen » indique le CEO. « Elle nous permet d’aider nos clients à lancer rapidement de nouveaux services (côté pile), tout en implémentant dès le début les mesures de sécurité adéquates (côté face). C’est ainsi que nous pouvons aujourd’hui aider un de nos clients internationaux à concevoir, à construire, à lancer et à opérer une nouvelle banque en ligne, hautement sensible, certifiée PCI-DSS, avec plusieurs millions d’utilisateurs potentiels, dans des délais très courts, et ce à partir d’une page blanche. »