Conférence annuelle Finance & Technology Luxembourg : en route pour le changement

Finance & Technology Luxembourg (FTL) a tenu sa conférence annuelle le mardi 8 novembre en présence du ministre des Finances, Pierre Gramegna.

Finance & Technology Luxembourg (FTL) a tenu sa conférence annuelle le mardi 8 novembre en présence du ministre des Finances, Pierre Gramegna. L’occasion pour l’association et ses invités de faire le point sur l’activité de l’année écoulée et de présenter quelques chantiers qui vont l’occuper pour l’année à venir.

C’est Deloitte Luxembourg qui accueillait cette année la conférence. Lors de son discours d’introduction le président de FTL, Jean-François Terminaux, est revenu sur les échanges constructifs que l’association a eu tout au long de l’année, tant avec le Ministère des Finances que la CSSF, dans le but de faire progresser la réflexion autour des changements législatifs et réglementaires en cours.

Jean-François Terminaux, Président de FTL

Dans son allocution, le ministre des Finances a passé en revue les nombreux changements positifs intervenus comme le maintien du triple AAA pour le pays, la création du LHoFT, la sortie de la liste noire, les nouveaux projets liés à la propriété intellectuelle ou au crédit d’impôts pour les investissements dans le secteur IT. Le ministre a par ailleurs réitéré sa ferme intention de voir le projet de loi 7024 et son désormais célèbre article 41 être voté rapidement.

C’était une réponse particulièrement attendue, tant par l’association que par l’assistance. La clarté juridique, bien qu’incomplète aux yeux de la plupart des observateurs, Conseil d’Etat et CNPD en tête, ainsi apportée redessinera les règles du jeu auxquels les acteurs IT sont actuellement soumis dans le secteur financier.

L’association FTL a par ailleurs anticipé ces changements en convenant avec la CSSF et le Ministère des Finances de discuter ensemble des changements de régulation ou législatifs à apporter dans la continuité des amendements apportés par le projet de loi 7024.

C’est ainsi que Jean-François Terminaux a annoncé la réinstauration de groupes de travail pluridisciplinaires, qui ont déjà œuvré sur l’article 41, pour faire évoluer le cadre des PSF. Parmi les pistes évoquées, il a cité la simplification de la gouvernance, l’allègement de certaines contraintes ou une réflexion en profondeur sur ce qu’être PSF voudra dire après la mise en application de la proposition de loi.

Patrick Laurent – Partner Advisory et Consulting chez Deloitte

Succédant au ministre des Finances, Patrick Laurent (Partner Advisory et Consulting chez Deloitte) s’est attaché à démontrer que le changement était partout, et que le secteur IT était en train de muer d’une technologie de l’information vers une technologie de la donnée. Les monnaies numériques, l’intelligence artificielle ou les robots vont remodeler significativement le secteur financier qui serait, d’après lui, amené à être le plus remis en question par l’avènement de l’économie digitale.

Denis Stoz, Vice-Président de FTL

De changement, il en était encore question lors de la table ronde animée par Deloitte et où participaient le LHoFT, le LIST et un avocat spécialisé dans les aspects de régulation. Nasir Zubairi, CEO du LHoFT a par exemple rebondi sur le fait que la monnaie de demain pourrait être la donnée et de s’interroger sur la possibilité, un jour, de monnayer ses données personnelles. Impossible, dès lors, de passer sous silence un autre grand changement législatif qui se profile, la mise en œuvre du règlement européen sur la protection des données. L’occasion pour Sébastien Pineau, du LIST et Vincent Wellens, avocat auprès de NautaDuthil Avocats Luxembourg, d’appeler à une étroite collaboration des régulateurs (ILR, CNPD, CSSF), condition essentielle à leurs yeux pour la création de la « Digital Economy » au Luxembourg.

Pour terminer Denis Stoz, Vice-Président de FTL, est revenu sur le mot clé de la soirée : le changement, en insistant sur le fait que le secteur IT connaîtra sa part de disruption. Et de conclure par les opportunités que le changement représente, à condition de s’y préparer et de renforcer le modèle de concertation cher au Luxembourg.

Rendez-vous est fixé pour la prochaine conférence annuelle avec la promesse d’un monde qui aura changé.

A propos de l’Association Finance & Technology Luxembourg

L’association Finance & Technology Luxembourg, qui a été constituée en 2007, est avec 46 membres, la fédération représentative des entreprises luxembourgeoises ayant adopté le statut de PSF de support tel que défini par la loi du 2 août 2003 ainsi que des entreprises FinTech du Luxembourg. Le statut PSFS garantit le respect des règles prudentielles et de bonne gouvernance dans les relations de sous-traitance avec les entreprises du secteur financier et de l’assurance. L’association a pour mission d’informer ses membres sur l’évolution du secteur, de renforcer la synergie entre les acteurs et le traitement proactif de sujets d’actualité concernant directement les PSF de support et les sociétés FinTech. Par ailleurs, afin de s’impliquer activement dans les travaux autour de la promotion et du développement des activités de la place financière, Finance & Technology Luxembourg a.s.b.l. est membre de PROFIL, (Fédération des professionnels du secteur financier) et du Haut Comité de la Place Financière (HCPF).

Le secrétariat de l’association est assuré par la Fedil – Business Federation Luxembourg.

 Pour plus d’informations, veuillez consulter le site internet : www.financeandtechnology.lu 

 

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