EY poursuit sa croissance sur fond de digitalisation

EY Luxembourg a enregistré cette année une croissance globale à deux chiffres.

Olivier Maréchal, Marc Schmitz, Alain Kinsch, Bernard Lhoest, Patricia Gudiño Jonas, Brice Lecoustey.

EY Luxembourg a enregistré cette année une croissance globale à deux chiffres. Chacun de ses trois grands départements – audit, fiscal et conseil – a  progressé, soutenu notamment par la digitalisation des acteurs économiques et des services qu’il propose. Par Sébastien Lambotte

EY Luxembourg a présenté ses résultats financiers pour l’année 2016-2017. Avec un chiffre d’affaires de 197 millions d’euros, le cabinet d’audit et de conseil a clôturé son dernier exercice fiscal en hausse de 10,6% par rapport à l’année antérieure (178 millions d’euros). « Nous ne pouvons qu’être satisfaits de cette croissance, la plus forte enregistrée par notre cabinet au cours de ces quatre dernières années, a commenté Alain Kinsch, Country Manager Partner d’EY Luxembourg. Cela dépasse l’objectif de 8% que nous nous étions fixé. Je suis d’autant plus ravi que notre bureau luxembourgeois affiche une forte progression au sein de chacune de ses lignes de services. »

Une augmentation qui, dans chaque département, a été dopée par l’arrivée de nouveaux acteurs économiques sur la place ainsi que par la mise en place d’outils et services digitalisés. « Chez EY Luxembourg, nous reconnaissons pleinement que nous vivons une transformation majeure de nos métiers, due à la digitalisation, a confié Brice Lecoustey, désormais en charge d’EY Digital. Nous allons vivre un impact disruptif sur la façon dont nous servons nos clients. C’est pourquoi nous allons continuer à transformer certains de nos services et à développer de nouveaux outils qui intègrent le digital, dans chacun de nos départements. »

Le data analytics pour auditer différemment

Le secteur de l’audit a réalisé une progression de 10,2%, permettant à EY de conforter sa seconde place de cabinet d’audit le plus important à Luxembourg. « L’activité d’audit connaît la croissance depuis huit ans. Dans un marché déjà mature, qui devrait donc être le moins porteur, c’est un résultat dont on peut se féliciter », a souligné Bernard Lhoest, responsable du département chez EY Luxembourg.

Les chiffres ont notamment été soutenus par la directive Barnier, mais également par la transformation de certains acteurs et l’apparition de nouvelles entités sur le marché luxembourgeois, autour du digital, tels que les prestataires de paiement électronique et les fintech. « La digitalisation nous amène aussi à développer des initiatives au départ du data analytics dans le domaine de l’audit, a expliqué Brice Lecoustey. Elles doivent nous permettre de mieux extraire les données disponibles et de mieux exploiter l’environnement système de nos clients. » 

Règlementations fiscales et technologies

Le département fiscal, de son côté, affiche une belle évolution de 9,3%, dans un environnement local et international en profonde mutation : réforme fiscale, IP tax regime, nouvelles législations en matière de RD&I, d’investissements régionaux, BEPS,…

« Dans ce contexte, les entreprises doivent s’adapter continuellement. Nos clients, les acteurs bien établis – multinationales, banques, fonds alternatifs,… – comme ceux qui émergent dans le domaine de la fintech, ont besoin de personnes qui puissent les conseiller de manière optimale », a déclaré Marc Schmitz, partner tax leader. La fonction fiscale, elle aussi, se digitalise. Comme l’a précisé Brice Lecoustey, EY Luxembourg met par exemple à disposition de ses clients une nouvelle solution : une base de données internationales via un portail web, leur permettant de simuler leur taux d’imposition selon le pays ou d’automatiser leur reporting de mise en conformité de TVA.

La robotique au service du conseil

Après un résultat en baisse l’an dernier, le département advisory a lui aussi renoué avec la croissance et enregistre le taux de progression le plus important du cabinet (16,17%). « La digitalisation a révolutionné l’expérience client et entraîné une redéfinition des leviers de croissance », a indiqué Olivier Maréchal, financial services advisory Leader.

L’activité de conseil a donc été portée par le déploiement de nouveaux outils et services destinés à répondre à une forte demande de la part des clients pour l’amélioration de leur performance, leur transformation opérationnelle ou encore la mise en œuvre de solutions informatiques et digitales. « On parle notamment de mise en œuvre de solutions de robotisation, afin d’automatiser certains processus financiers, ou d’assistance de nos clients dans la définition de leur stratégie digitale de mise sur le marché de leurs produits ou services », mentionne Brice Lecoustey.

Un besoin de nouvelles compétences

Pour répondre à ces enjeux digitaux, le cabinet luxembourgeois, qui s’appuie sur 1.350 collaborateurs de 65 nationalités différentes, cherche aujourd’hui à engager davantage de profils spécialisés. « Nous envisageons de recruter 400 professionnels au cours de l’année fiscale 2018 dont, bien sûr, des personnes compétentes en comptabilité, finance, économie,… mais également de plus en plus de data analysts », a ainsi précisé Patricia Gudiño, People Partner du cabinet luxembourgeois.

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