IoT et Big Data, pour de réelles « Smart Cities »

Hitachi Vantara, en alliant les possibilités de collecte de données via des objets connectés à sa plateforme d’analyse puissante, accompagne les organisations dans une nouvelle ère.

Greg Kinsey, Vice-Président – David Le Goff, EMEA lead architect for IoT practice & Philippe Janssens, Managing Director BeLux Hitachi Vantara

L’équipe d’Hitachi Vantara a récemment réuni plusieurs décideurs IT luxembourgeois à Luxembourg. Ces derniers ont pu apprécier les perspectives que pouvait offrir l’IoT au service des organisations, ainsi que la vision et les possibilités offertes par Hitachi à cet égard.  « Hitachi, en tant que groupe industriel d’envergure globale, a développé une culture forte dans le domaine de l’ingénierie au service de l’innovation sociale. Mieux que d’autres, nous maîtrisons d’une part la technologie au service de l’efficience opérationnelle (OT) et, d’autre part, les technologies de l’information (IT). La volonté du groupe, aujourd’hui, est de rassembler ses expertises pour offrir aux organisations de nouvelles perspectives, basées notamment sur les possibilités qu’offre l’Internet des Objets (IoT) », commente Philippe Janssens, Country Manager d’Hitachi Vantara.

Hitachi Vantara est née de la combinaison des activités d’Hitachi Data Systems, spécialisé dans la mise en œuvre et la gestion d’environnement IT, de Pentaho, expert du Big Data, et de Insight Group, actif dans le domaine de l’IoT.

Entrer dans l’ère industrielle 4.0

« Pour les organisations, l’enjeu est désormais d’activer leur transformation digitale en passant de la théorie à la pratique, commente Greg Kinsey, VP Industrial Solutions & Innovation au sein d’Hitachi Vantara, évoquant l’importance du rôle du Chief Digital Officer dans ce contexte. La transformation, dans le contexte actuel, implique de repenser le métier, les processus. »

« Au-delà de la supply chain, le produit lui-même doit se digitaliser, être lui aussi connecté. »

C’est en partant du métier, des problématiques rencontrées, plus que de la technologie disponible, que le CDO parviendra à faire entrer son organisation dans l’ère industrielle 4.0 dont on parle tant. « Grâce à l’IoT, la production elle-même doit gagner en intelligence, pour devenir plus flexible, avec des garanties de rentabilité et de qualité accrues, poursuit-il. Elle doit aussi intégrer de nouvelles possibilités de personnalisation des produits et de virtualisation. Mais au-delà de la supply chain, le produit lui-même doit se digitaliser, être lui aussi connecté. Il peut de cette manière mieux être tracé, suivi, géré à distance, pour anticiper, par exemple, les besoins en maintenance ou offrir des services à haute valeur ajoutée. En bout de chaîne, de nouveaux modèles de services doivent voir le jour. »

Être rémunéré pour la qualité du service

Pour bien comprendre l’ampleur des possibilités offertes, rien ne vaut un bon exemple. « Au Japon, en tant qu’acteur industriel, Hitachi fabrique et exploite des trains. Aujourd’hui, dans ce domaine, l’IoT nous offre de nouvelles possibilités intéressantes et encore peu exploitées en Europe », assure David Le Goff, EMEA IOT Solutions Architect au sein d’Hitachi Vantara. Récemment, Hitachi a remporté un marché public à Londres pour la livraison de trains. Le géant japonais a su convaincre en partie grâce à une approche de gestion intégrée s’appuyant notamment sur la technologie IoT. « Nous ne leur avons pas vendu ces 51 trains, mais bien offert. Nous leur avons dit, simplement, qu’ils devaient nous payer pour chaque train qui arrive à l’heure et en sûreté à destination. Mais pour cela, nous devons gérer l’ensemble des aspects inhérents au transport, poursuit David Le Goff. L’approche, pour le coup, a impressionné les décideurs. Non seulement ils allaient profiter de nouveaux trains mais, de plus, ils allaient proposer un service de qualité supérieure. »

« L’Internet des Objets, avec de nombreux capteurs sur chaque train, nous permet d’assurer une maintenance préventive nous mettant à l’abri de tout problème. »

Hitachi a donc mis en service des trains connectés, équipés de nombreux capteurs, qui transmettent en permanence quantité d’informations à sa plateforme de traitement de données : Lumada. « Notre objectif, vu que nous sommes payés à la ponctualité des trains est d’éviter toute défaillance. L’Internet des Objets, avec de nombreux capteurs sur chaque train, nous permet d’assurer une maintenance préventive nous mettant à l’abri de tout problème. On réduit le risque d’arrêt du service, assure l’expert. Avec l’intégration de nombreuses autres données extérieures (comme celles relatives à l’affluence des utilisateurs), cette prédictibilité peut être affinée. Mais plus que cela, c’est toute l’expérience mobilité et même l’offre au cœur d’une gare qui peut être intégralement repensée. »

Collecter, traiter, libérer de la valeur

Avec l’analyse de la donnée, disponible ou à aller chercher, on peut envisager de nombreux leviers d’amélioration. « Tout l’enjeu est de pouvoir la collecter, la traiter, l’agréger pour arriver à un nouveau résultat, créer ou libérer de la valeur », poursuit Greg Kinsey. Avec un meilleur traitement de la donnée, ou en la collectant tout au long d’un processus de production digitalisé, il est possible de s’assurer de la qualité du produit fini, d’éviter les erreurs, les défauts, d’assurer une maintenance préventive, d’envisager de nouveaux leviers.

« Notre plateforme Lumada permet aux organisations de mieux valoriser la donnée collectée au moyen d’une grande diversité de capteurs, et selon leurs besoins », assure David Le Goff. Elle est à la base de nombreuses nouvelles applications au niveau de l’industrie, au cœur des smart cities, dans des secteurs pour lesquels Hitachi a développé une réelle expertise comme les transports ou la santé. Dans le domaine de l’énergie, Hitachi offre des solutions pour un usage plus rationnel des différentes sources d’électricité. « En considérant de nombreuses données, par exemple l’évolution de la demande et de l’offre ou les conditions météo pour évaluer la production d’énergie éolienne et photovoltaïque, un fournisseur peut améliorer ses politiques d’achat d’électricité, dans un souci de rentabilité et de réduction de son impact sur l’environnement », explique David Le Goff. Et les cas d’usage, nombreux, sont sans aucun doute encore à découvrir.

 

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