L’ERP, socle de votre transformation digitale

Les systèmes de type ERP permettent la mise en relation, au cœur de votre organisation, des différentes fonctions constitutives de votre chaîne de valeur. C’est aussi à travers eux que transite l’ensemble des données utiles à la bonne marche de l’activité. A ce titre, l’ERP constitue la clé de voûte de tout projet de transformation […]

Brice Lecoustey, Associé – EY Luxembourg

Les systèmes de type ERP permettent la mise en relation, au cœur de votre organisation, des différentes fonctions constitutives de votre chaîne de valeur. C’est aussi à travers eux que transite l’ensemble des données utiles à la bonne marche de l’activité. A ce titre, l’ERP constitue la clé de voûte de tout projet de transformation digitale. Il est donc essentiel, pour garantir vos développements futurs, d’en assurer la cohérence et la consistance, mais aussi la flexibilité. ⁃Article paru dans l’ITnation Mag Hiver 2017

A une époque où l’on parle abondamment de robotique, de mobilité, de cloud, de data mining
ou encore d’intelligence artificielle, choisir d’aborder le sujet de l’Entreprise Ressource Planning (ERP) pourrait apparaître comme une démarche à contre-courant. Et pourtant, le sujet, s’il semble vieux de 20 ans, revient au cœur des enjeux de transformation digitale.

« La révolution digitale de l’organisation touche directement au métier de l’entreprise et aux différentes fonctions qui permettent d’assurer un développement efficient de l’activité, commente Brice Lecoustey, associé chez EY Luxembourg, en charge du département advisory pour le secteur commercial et public. Toute organisation, pour fonctionner, repose sur quelques piliers essentiels. Invariablement, on retrouve l’administration financière, le management des ressources humaines, la coordination de la chaîne logistique et la gestion de la relation client. Chacun de ces piliers s’appuie à son tour sur divers systèmes. Au niveau de chaque département, un ERP aura pour objectif de mieux intégrer les divers processus. A un échelon supérieur, un logiciel de gestion intégrée permettra de connecter les départements ensemble. L’ERP permet donc d’atteindre un niveau d’automatisation accru et de profiter de réels gains d’efficience. »

Gérer la complexité

Et c’est bien parce que ces systèmes, au niveau de complexité relativement élevé, supportent le bon fonctionnement de l’activité qu’ils se retrouvent au cœur de tout projet de transformation digitale. « Un des enjeux majeurs est de s’assurer de disposer d’un système “core” suffisamment évolué et évolutif pour permettre la mise en œuvre de nouveaux chantiers numériques », poursuit Brice Lecoustey. La transformation digitale du business dépend de la capacité de chacun à mieux analyser l’information. Le système « core », dont les tentacules se déploient à travers l’ensemble des départements de l’entreprise, constitue le réceptacle de la plupart des données utiles au développement de nouveaux services. Encore faut-il toutefois s’assurer de la qualité des données disponibles et de leur origine… « Dans beaucoup de cas de figure, les ERP sont des systèmes qui ont été mis en place il y 10, 15, 20 ans. Depuis lors, les sociétés ont connu diverses évolutions. Certaines ont fusionné avec d’autres. Les environnements systèmes se sont multipliés. Au sein de chaque département, la customisation à outrance des systèmes a rendu difficile la compréhension du traitement de la donnée, poursuit Brice Lecoustey. Plus la complexité sera grande, plus il sera difficile de mettre en œuvre des projets innovants efficients. »

Cohérence et consistance

Aujourd’hui, les entreprises qui souhaitent s’engager dans de nouveaux projets numériques ont donc tout intérêt à commencer par démêler les nombreux fils qui s’entrecroisent entre systèmes, pour mettre en place un environnement plus cohérent et plus consistant.

Dans ce contexte, la mission de l’architecte IT est essentielle. La révolution digitale s’accompagne en effet inévitablement d’une réflexion sur l’architecture des systèmes et sur la manière de les faire évoluer pour qu’ils puissent fonctionner de manière plus intégrée.
Face à une complexité réelle, afin de pouvoir remonter la donnée de qualité et mieux la partager, plusieurs solutions s’offrent aux organisations. « La première possibilité est d’engager un chantier d’intégration des différents ERP et systèmes présents à l’échelle de l’organisation, assure Brice Lecoustey. L’autre réside dans l’adoption d’un ERP de nouvelle génération. Cette solution, positionnée au-dessus des systèmes sous-jacents, permet d’apporter cohérence et consistance sur l’ensemble
de la chaîne valeur. Toute la donnée utile transite alors par un repository central, au départ duquel il est plus facile de déployer de nouveaux services. »

Favoriser la transversalité

Les entreprises, pour garantir la qualité de leurs projets futurs, devront donc faire des choix à l’égard de leur environnement de gestion. Selon la maturité des systèmes, les entreprises opteront pour l’une ou l’autre solution. A chaque acteur d’envisager le rapport coût-bénéfice, au regard des besoins à venir en matière de traitement de la donnée. Toutefois, ils garderont à l’esprit qu’il deviendra à terme de plus en plus compliqué de maintenir leurs anciens systèmes. L’adoption d’un ERP de nouvelle génération leur permettra sans doute de faire évoluer plus facilement l’ensemble de leurs systèmes dans une optique de consolidation.

Innover sur de bonnes bases

« L’enjeu, quelle que soit la décision prise, doit être de favoriser une transversalité accrue, de fluidifier les interactions entre les différents pôles de l’entreprise, afin de pouvoir proposer des expériences client enrichies, assure Brice Lecoustey. Demain, avec une meilleure intégration de l’ensemble des fonctions, les entreprises pourront développer des visions end- to-end, en profitant d’un haut niveau d’automatisation tout au long de la chaîne de valeur. »

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il deviendra plus facile de mettre en œuvre des projets digitaux générateurs de valeur en s’appuyant sur l’IoT, la robotique ou, si l’on va plus loin, l’intelligence artificielle.

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