Machine learning et blockchain, à l’aube d’une révolution

« Comment machine learning et blockchain révolutionnent l’industrie financière ? ». La thématique de la présentation proposée par CSC, a attiré et intrigué plusieurs responsables business ou IT de la place luxembourgeoise.

csc_event_novembre16Les technologies machine learning et blockchain sont les piliers d’une transformation profonde de nos organisations et de nos sociétés. Dans la finance, particulièrement, la révolution semble bien engagée. Selon CSC, qui évoquait ces enjeux lors d’une présentation à Luxembourg, les acteurs doivent appréhender ces changements dès à présent. – Par ITnation

« Comment machine learning et blockchain révolutionnent l’industrie financière ? ». La thématique de la présentation proposée par CSC, a attiré et intrigué plusieurs responsables business ou IT de la place luxembourgeoise. « Nous avons choisi de vous parler de deux des trois sujets « hype » du moment, assure Denis Stoz, General Manager de CSC Luxembourg en guise d’introduction. Si l’on veut parler de la révolution en cours, il aurait fallu ajouter celui de l’Internet of Things. Nous nous sommes limités à blockchain et machine learning parce que, si cela ne se voit pas en apparence, ces deux thématiques présentent une complémentarité naturelle. »

Une alliance révolutionnaire

Pour illustrer ce lien, Denis Stoz a invité la vingtaine de dirigeants présents à se placer dans le futur, en 2025. « La voiture que nous conduirons sera entièrement connectée. Elle sera pilotée par des lignes de code intégrant le code de la route, mais aussi les règles de courtoisie permettant d’assurer une fluidité du trafic », explique-t-il. Seulement, dans ce contexte, il se peut que des voitures qui se parlent entre elles, afin de réguler le trafic, ne se comprennent pas et qu’un accident arrive. Pour établir les torts, il faudra alors analyser les communications entre les véhicules. « Qui devront être stockées quelque part. Et c’est là qu’intervient la Blockchain, qui garantira que la donnée qu’elle recèle est certaine, inaltérable et inaliénable. Si bien qu’un juge pourra établir avec certitude les responsabilités. On peut même imaginer que ce juge ne soit pas autre chose que du code. »

C’est la corrélation entre la blockchain et le machine learning, auxquels peut s’ajouter l’Internet des Objets, qui fait que nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une révolution sans précédent.

Un haut niveau de personnalisation pour chacun

 

Laurent Guiraud, Business Development Manager, Big Data & Cloud, au sein de CSC
Laurent Guiraud, Business Development Manager, Big Data & Cloud, au sein de CSC

« Le machine learning, c’est la capacité à ne pas programmer quelque chose, mais de permettre une auto-programmation qui tient compte du contexte dans lequel on évolue, commente Laurent Guiraud, Business Development Manager, Big Data & Cloud, au sein de CSC. Au départ d’une masse non-structurée de données, il est désormais possible de faire des déductions auxquelles on ne s’attendait pas forcément ou de dégager une information à valeur utile. » Selon l’expert, les hedge funds sont aujourd’hui très bien positionnés sur ces technologies. Aux Etats-Unis, par exemple, certains ont utilisé des images satellite pour analyser les taux de remplissage des parkings proches d’enseignes retail afin d’anticiper leurs résultats. Dans le domaine de la gestion financière et de la banque, l’intelligence artificielle se traduit notamment par l’apparition de robo-advisors, dans le support à la décision ou l’automatisation du conseil, ou encore au niveau du call-center. « On constate que l’arrivée des bots dans la finance permet aujourd’hui aux institutions d’apporter plus de services à une clientèle plus variée », assure Laurent Guiraud, évoquant un repositionnement des salariés sur des tâches à haute valeur ajoutée.

Ce sont les clients de demain, les millenials, qui doivent inciter les acteurs de la finance à transformer leurs services au départ de technologies s’appuyant sur l’intelligence artificielle. « Les clients de demain ne chercheront sans doute plus la relation one-to-one qui prévalait jusqu’alors. Ils vont avant tout chercher de la personnalisation, des services qui tiennent compte de leur humeur, de leurs aspirations, du contexte dans lequel ils se trouvent », explique le consultant de CSC.

La conversation soutenue par les robots

Construire des bots intelligents, désormais, est à la portée d’un nombre croissant d’acteurs. « Selon ses besoins, une institution financière pourra appuyer ses développements sur des différents stacks. Ceux-ci intègrent l’infrastructure, permettent de gérer la donnée et sa valeur, fournissent des solutions d’intelligence artificielle, ainsi que divers services portés aujourd’hui par la multitude d’acteurs de la Fintech », assure Laurent Guiraud. A partir de ces plateformes, portées par des géants du numériques comme Microsoft, Amazon ou IBM, les acteurs devront trouver les moyens de faire la différence.  « Chacun peut désormais s’appuyer sur ces plateformes pour offrir à ses clients une meilleure expérience, poursuit l’expert. Plus que des applications, par exemple, les utilisateurs cherchent des services conversationnels. On parle à son interface et elle nous répond, nous apporte le service désiré. » Demain, selon la manière dont on échange avec Siri, Alexa ou Watson, on pourra interagir avec une intelligence artificielle au cœur de la banque, capable d’apporter les réponses les plus adaptées aux sollicitations de ses clients. « De grands acteurs financiers s’appuient déjà sur les technologies Alexa ou Watson pour délivrer de nouveaux services. »

CSC, partenaire de la révolution

Dans ce contexte, CSC a annoncé le projet de fusion avec HPE Enterprise Services, qui les placerait parmi les leaders mondiaux indépendants de services et de solutions informatiques. Il entend accompagner ses clients dans l’utilisation de ces plateformes, afin de les placer au service de leur transformation. « Notre volonté est de permettre aux acteurs de mieux intégrer la donnée au sein de ces plateformes, en veillant à la protéger et à l’utiliser en répondant aux exigences réglementaires. Au-delà, nous voulons les aider à profiter d’un écosystème de solutions riches porté par les FinTech. Demain, avec le soutien de nos experts, les acteurs de la finance pourront intégrer l’ensemble des éléments en présence pour se doter d’une plateforme intelligente et proposer de nouveaux services », assure Laurent Guiraud.

Ceci est le premier volet d’une série de deux articles consacrés à l’évocation par CSC Luxembourg de la révolution portée par le blockchain et le machine learning dans le monde de la finance notamment. Ce premier volet s’attache plus au machine learning. Découvrez bientôt le second, qui évoquera les potentialités de la blockchain.

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