Franky-Geldhof

Le CFO doit faire évoluer sa fonction

Une étude d'Oracle révèle la nécessité pour les professionnels de la finance de faire évoluer leur fonction et d’adopter de nouveaux KPI afin de mieux mesurer la valeur des actifs immatériels.

Une étude d’Oracle révèle la nécessité pour les professionnels de la finance de faire évoluer leur fonction et d’adopter de nouveaux KPI afin de mieux mesurer la valeur des actifs immatériels.

Les CFO en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA) doivent changer la manière dont ils mesurent la santé de leur organisation à l’ère numérique. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude de Chartered Global Management Accountant® (CGMA®), intitulée The Digital Finance Imperative. La majorité de la valeur d’une entreprise découle d’actifs immatériels tels que le sentiment des clients et l’image de marque. Toutefois, une minorité des professionnels de la finance interrogés disent avoir accès aux bonnes données pour mesurer et surveiller ces éléments essentiels de leur activité – 16% seulement lorsqu’il s’agit du sentiment des clients.[1].

« La finance a les bonnes cartes en main pour prendre la tête des entreprises modernes. »

Le rapport de l’étude – soutenue par Oracle – révèle que la mesure de la valeur professionnelle de tels actifs immatériels avec des KPI innovants gagne en importance à mesure que le nombre de modèles économiques se multiplie. Ces dernières années, les actifs immatériels n’ont cessé de devenir plus importants. En ce moment, ils représentent pas moins de 80% de la valeur des entreprises de l’indice S&P 500 [2]. Les sondés de l’étude EMEA déclarent que les facteurs suivants sont les plus importants pour déterminer la valeur de leur entreprise: la satisfaction des clients (75%), la qualité des processus métier (62%) et les relations avec les clients (62%).

Toutefois, il ressort également de l’étude que les professionnels de la finance en EMEA ont difficilement accès à des données sur les actifs immatériels et éprouvent des difficultés à les analyser. Seuls 16% d’entre eux sont par exemple capables de collecter et d’analyser des données sur le sentiment des clients. Et 16% également ont accès à des données sur l’impact de leur image de marque sur leurs activités. 29% à peine disent pouvoir mesurer la qualité de leurs processus métier [3].

«La finance a les bonnes cartes en main pour prendre la tête des entreprises modernes. Mais avant que ce ne soit le cas, il faut que ce département exploite des données pertinentes tirées de toute l’organisation au moyen de systèmes ERP et de gestion de la performance modernes, basés sur le cloud», déclare Laurent Dechaux, vice-président d’Oracle Applications. «Sans cela, il y a un risque que les départements maîtrisant le numérique passent par-delà la finance et qu’ils communiquent leur vision stratégique directement à la direction.»

« La finance veille ainsi à ce que l’entreprise collecte, analyse et exploite les données pour améliorer les performances. »

Les sondés ont été interrogés sur la mesure dans laquelle la finance est adaptée au support de nouveaux facteurs de valorisation. À peine 10% ont déclaré que la finance dans leur organisation est entièrement impliquée dans «l’offre de mesures non-financières permettant de progresser vers des objectifs stratégiques».

Noel Tagoe, qui travaille pour FCMA et CGMA, est l’Executive director of education de CIMA et un des auteurs du rapport de l’étude, explique: «Alors que la numérisation fait que les entreprises éprouvent plus de difficultés à se distinguer, la qualité de la prise de décision est devenue essentielle au succès. Et la finance peut prendre de l’avance pour garantir cette qualité. Ce département a une vision complète de l’entreprise et dispose des compétences nécessaires pour collaborer avec différentes parties prenantes internes. La finance veille ainsi à ce que l’entreprise collecte, analyse et exploite les données pour améliorer les performances.»

367 managers dans 29 pays de l’EMEA ont été interrogés dans le cadre de cette étude.

  • 1. Calcul: il s’agit du pourcentage de sondés qui ont choisi un score élevé – 4 ou 5 – moins le pourcentage de sondés qui ont choisi un score faible – 1 ou 2.
  • 2. Ocean Tomo, tel que cité dans le Wall Street Journal, 2014.
  • 3. Calcul: il s’agit du pourcentage de sondés qui ont choisi un score élevé – 4 ou 5 – moins le pourcentage de sondés qui ont choisi un score faible – 1 ou 2.

En photo : Franky Geldhof, Applications Director Belux.