Le système d’enseignement ne sert pas l’IT

By on August 7, 2014
Paul-Heuschling

Après publication du rapport d’activité 2013 de l’Université du Luxembourg, le constat pour l’avenir du vivier IT est plutôt inquiétant. Il reste à espérer que 2014 sera une meilleure année au vu des besoins croissant en personnel IT.

L’IT loin derrière

Pour la Faculté des sciences de la technologie et de la communication, sur les 253 diplômés, 77 le sont en informatique.

Sur les 85 diplômés en bachelor :
– bachelor informatique – 24 étudiants
– bachelor pro ingénierie filière telecommunication – 8 étudiants
– bachelor pro ingénierie informatique – 2 étudiants

Sur les 72 diplômés en master :
– master informatique – 15 étudiants
– master sécurité des systèmes d’information – 15 étudiants

Sur les 32 diplômés en doctorat :
– doctorat informatique – 13 étudiants

A titre de comparaison voici le nombre de diplômés totaux dans les autres filières :
– Droit, économie et finance : 665
– Lettres et sciences humaines : 571

Le SnT redore l’IT

Les diplômés en bachelor représentent ainsi 4,5% de tous les bachelor et ceux en Master IT représentent 12,44% de tous les Master. Des chiffres trop faibles pour pouvoir palier à la pénurie d’IT au Luxembourg.

Néanmoins, le SnT (The Interdisciplinary Center for Security, Reliability and Trust) remonte les résultats généraux en multipliant les partenariats (POST Telecom, SES, Luxinnovation, Hitec, CTIE, etc). Il a aussi l’ambition de faire de Luxembourg un centre d’excellence européen de l’innovation pour les systèmes et services ICT sécurisés, fiables et dignes de confiance.

Avec 10 évènements sur l’année, 4 best paper awards 4 prix de recherche, le SnT pourra être le lien entre l’Enseignement et le marché de l’IT.

Un système sous-performant

Avec un budget pourtant conséquent, le Luxembourg est qualifié de ‘sous-performant’, par Idea.lu. Selon l’observatoire indépendant, sa particularité de devoir maîtriser trois langues est jugée comme « contribuant à ce que les inégalités intergénérationnelles se transmettent, et figent des destins professionnels, notamment des enfants issus de l’immigration. »

Avec un taux de décrochage scolaire important (9,2%) et une hausse du chômage, c’est tout le système de formation qui est remis en question. « Il s’avère en conséquence nécessaire de réexaminer les filières professionnelles et les cursus académiques de manière à permettre l’accès aux diplômes d’études supérieures » et à Paul Heuschling , Doyen de la Faculté des Sciences, de la Technologie et de la Communication de l’Université du Luxembourg (en photo) de compléter « la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage a été estimé plus élevé, mais les efforts devront être faits pour rendre cette qualité durable. »

Dorénavant, avec Xavier Bettel en tête de l’IT qui affiche la volonté d’optimiser et développer ce secteur, les choses sont en meilleure voie. Ses ambitions pour le secteur sont partagées par le Ministre de l’Enseignement, les associations et les acteurs de la Place. Après l’accord de coopération signé avec la Chambre de Commerce, on peut espérer une meilleure articulation formation/marché du travail. Côté emplois, les entreprises passent à l’offensive et interviennent dans les écoles pour recruter en direct. Leurs besoins vont croissant et les idées pour attirer les junior commencent à manquer.

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