La suite Atlassian, une collaboration multi-facettes

Nous vous proposons un tour des solutions fournies par Atlassian, et de leurs possibilités.

La suite d’outils Atlassian est historiquement connue pour son premier produit, le gestionnaire de tickets JIRA. Ce produit, de par sa construction, a su diversifier ses cibles d’utilisation, et a été complété par de nombreux autres produits, construits par Atlassian, ou acquis par cette même société. Nous vous proposons un tour des solutions fournies par Atlassian, et de leurs possibilités.  Analyse par Pierre-Antoine Grégoire – IT Architect chez Agile Partner

Carte d’identité

Nom Atlassian suite
Genre Suite d’outils collaboratifs Atlassian
Fondateur Mike Cannon-Brookes and Scott Farquhar
Dates clés 2002 : Atlassian est fondé, autour de la solution JIRA

2004 : Sortie de la solution de Wiki Confluence

2007 : Acquisition de Cenqua (Fisheye, Crucible, Clover)

2010 : Acquisition de Bitbucket

2013 : Sortie de Jira Service Desk

2016 : Acquisition de Dogwood labs (Status Page)

2017 : Acquisition de Trello

2017 : Sortie de Stride (alternative à Slack)

 

Liens https://www.atlassian.com

https://my.atlassian.com

Particularités Open-source-friendly, collaboratif, facilitation de l’essai des produits.

 Historiquement pour les développeurs 

Nous y viendrons plus loin, les produits Atlassian ont leur racine dans le développement logiciel.

L’outil JIRA était au départ un gestionnaire de tâches de développement (bugs, fonctionnalités, améliorations…).

Cependant, assez rapidement, la conception modulaire de l’outil, permettant de redéfinir en profondeur le type de tâches/tickets que l’on traite, ainsi que les workflows de traitement et écrans de saisie, en ont fait un outil de traitement de tâches plus généraliste.

Il est à noter que pendant longtemps, et même encore maintenant dans une moindre mesure, le ticket d’entrée pour des personnes qui ne viennent pas des professions de l’informatique était un peu élevé, l’interface utilisateur et la structure des « projets » étant surtout pensés pour le cycle de livraison de composants logiciels.

Cependant, la profusion de plugins et la mise en place d’une market-place autour du produit a introduit de nombreuses alternatives de gestion les tâches, visualisation et interaction avec le flux de travail.

D’abord en élargissant de manière concentrique à la population des testeurs, puis des gestionnaires de projets, puis en poussant jusqu’au helpdesk et enfin à la gestion de tâches génériques pour des équipes non-informatiques.

Un spectre très large

L’un des principaux avantages de la suite Atlassian, n’est pas seulement la modularité de chacun des produits qu’elle fournit et leurs nombreux plugins.

C’est aussi la possibilité de composer la suite en assemblant certains ou tous les produits qu’elle propose.

Il est à noter que l’interconnexion naturelle de ces outils (et de leurs modèles d’authentification/autorisations) en fait une suite cohérente, mais pas monolithique, car composable.

Nombreuses sont les sociétés où l’on a commencé avec l’usage de JIRA, puis ajouté Confluence (Wiki) pour la documentation des projets et une collaboration sur le contenu.

Quand s’est posé ensuite la question de choisir une software Factory, Bamboo était une solution naturellement intégrée, alors que le code source pouvait être analysé et le code revu grâce au tandem Fisheye/Crucible.

Bitbucket apporte une gestion du DVCS moderne telle que peuvent le fournir Github ou Gitlab.

On peut aussi y adjoindre Hipchat pour un serveur de tchat intégré.

Une solution de Single-sign-on spécifique aux outils Atlassian est aussi disponible avec Crowd.

Depuis quelques années, de nombreux produits d’Atlassian (et des plugins de ceux-ci) sont aussi disponibles en tant que Software as a service (SAAS), et depuis peu le service Stride est disponible, qui fournit une alternative potentielle à Slack.

Comme on peut le voir, le spectre des produits Atlassian est très large, et si l’on y adjoint les extensions pour chacun de ses produits, ce spectre devient réellement gigantesque.

Simplicité de déploiement, mais…

Pris individuellement, les produits Atlassian sont extrêmement simples à installer et à utiliser, et sont compatibles avec un grand nombre d’autres logiciels, sinon par défaut, par le biais de plugins.

Cependant il faut être vigilant lors du déploiement de ceux-ci.

Les produits Atlassian étant basés sur le principe que les utilisateurs puissent les tester le plus facilement possible pour éprouver leurs cas d’utilisation, on peut rapidement se retrouver avec une profusion d’instances et de plugins installés.

Les mises à jour deviennent alors difficiles à suivre et coûteuses.

Il est évident qu’un certain investissement et un certain niveau d’expertise dans cette suite d’outils est nécessaire pour maintenir une intégration de qualité entre tous les produits disponibles (et leurs nombreux plugins potentiels), et gérer correctement les autorisations des utilisateurs, ainsi que la facturation des outils de la suite.

Attention cependant à la tentation du gros déploiement unique pour l’entreprise. Il risquerait lui aussi d’alourdir considérablement la gestion et l’évolution de celle-ci. Cela peut cependant être un choix, qui nécessite une équipe dédiée, bien formée, et extrêmement réactive.

Il faut enfin aussi être vigilant sur l’évolution des plugins de la market-place. Il est assez commun de voir des plugins gratuits devenir payants au détour d’une version majeure de JIRA. C’est même presque une sorte de business-model.

Notre conseil : utiliser avec prudence les plugins, et s’astreindre à ne pas adapter la solution trop finement à son besoin, ou alors, si on le fait, d’en mesurer les coûts de maintenance à moyen terme avec parcimonie.

Une suite pas exclusive

S’il est évident que l’écosystème Atlassian vous encourage à utiliser toute la suite des produits, une des facettes de la puissance des outils Atlassian est son intégration avec de nombreuses autres solutions, par le biais de plugins.

Il est par exemple tout à fait possible d’utiliser Jenkins plutôt qu’Atlassian Bamboo pour l’intégration continue, ou Github / Gitlab plutôt que Bitbucket pour le DVCS.

XWiki peut aussi être une alternative à Confluence et possède aussi une très bonne intégration avec JIRA.

Si l’intégration est plus profonde et naturelle avec les outils de l’éditeur, elle n’est cependant pas bloquante comme dans de nombreuses autres suites de collaboration.

On vous le dit !

Si vous n’avez pas encore essayé de produits Atlassian, sachez que l’essai de ces produits est hautement facilité. En effet, la simple création (gratuite) d’un compte Atlassian permet de générer autant de licences d’essai de tous les produits de la gamme. Ces périodes d’essai pouvant être renouvelées parfois jusqu’à trois fois.

Si vous êtes décidés, l’acquisition peut se faire facilement depuis l’interface de l’outil.

Vous pouvez aussi souscrire à l’offre Atlassian en ligne, si vous n’avez pas d’infrastructure à disposition pour tester ces outils.

Si vous ne connaissez que JIRA, il est certain que vous devriez jeter un coup d’œil aux autres produits de la gamme Atlassian, si vous ne disposez pas déjà d’un équivalent à chacun d’eux, ou si vous cherchez une alternative.

Bien entendu, si vous aussi avez fait l’expérience de la suite Atlassian, n’hésitez pas à venir échanger avec nous sur notre blog !

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