La traduction neuronale de Google s’applique désormais au luxembourgeois

Comme 40 autres langues, le luxembourgeois bénéfice aujourd’hui de la technologie de traduction neuronale de Google.

Comme 40 autres langues, le luxembourgeois bénéfice aujourd’hui de la technologie de traduction neuronale de Google. Basée sur l’intelligence artificielle, elle permet une traduction beaucoup plus cohérente du luxembourgeois vers l’anglais et inversement. Par Quentin Deuxant

 Google Translate parle aujourd’hui bien mieux luxembourgeois qu’il y a quelques  jours. C’est la société américaine, via sa filiale Benelux, qui a annoncé elle-même la nouvelle.

Cette évolution repose sur la mise en œuvre de la traduction neuronale pour traduire le luxembourgeois vers l’anglais et inversement. Derrière ce concept mystérieux se trouve en réalité une nouvelle application de l’intelligence artificielle.

 

Plusieurs « réseaux » pour traduire une même phrase

 Contrairement à ce qui se faisait encore il y a quelque temps pour traduire du texte d’une langue à l’autre, l’outil Google Translate ne traduit plus aujourd’hui mot-à-mot. Il s’attaque à présent à des phrases complètes.

Celles-ci sont « scannées » par une intelligence artificielle qui déploie plusieurs réseaux : le premier s’attache à restituer le sens général de la phrase, le second s’intéresse à la grammaire, le troisième au contexte du message et le dernier aux mots-clés qu’il comporte. Le but étant d’imiter le fonctionnement du cerveau humain.

 

Apprentissage automatique et aide de la communauté

Cette nouvelle manière de traduire restitue donc plus correctement le sens des phrases soumises à l’outil. Pour fonctionner, elle compte toutefois toujours sur les mêmes sources de données. D’une part, Google parcourt le net pour intégrer des nouvelles expressions dans toutes les langues que le service connaît. D’autre part, cet apprentissage automatique compte également sur l’aide de la communauté : des internautes passionnés renseignent au géant américain les expressions mal traduites dans ou depuis leur langue, les mots qui ne sont pas compris par l’outil, etc.

Les évolutions de l’intelligence artificielle permettront-elles bientôt de se passer de cet apport humain ? L’avenir nous le dira…

En attendant, nous avons testé, au départ d’un extrait d’un article du site RTL.lu l’efficacité du service. On vous laisse en juger.

En français, la phrase peut être traduite de cette manière : Une étude du Statec démontre que les jeunes consacrent 1/4 de leur journée à l’école, qu’ils passent beaucoup de temps devant leurs écrans et aiment aller boire un verre. 

Aucun commentaire pour le moment.

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *