10 initiatives qui nous font avancer

À travers le monde, des projets contribuent à améliorer nos modes de vie et notre environnement.
Partons à la découverte de ces initiatives qui nous font avancer.

1 / LA NOUVELLE MODE DU DIGITAL CL OTHING

Le Digital Clothing est un nouveau concept qui permet d’acheter des vêtements numériques. Le détaillant scandinave Carlings a par exemple récemment vendu une entière collection de vêtements numériques. Concrètement, les acheteurs déboursaient entre 10 et 30 euros et envoyaient une photo d’eux prête à être postée sur les réseaux sociaux. Des tailleurs numériques se chargeaient alors d’habiller la photo avec le vêtement acheté. L’acquéreur pouvait ensuite publier la photo sur ses réseaux sociaux. Derrière ce procédé obscur (vous avez dit narcissique ?) se cache en réalité une véritable solution pour réduire la production de déchets, en plus d’ouvrir la voie vers un modèle d’entreprise durable. Car rappelons que le secteur de la mode est l’un des plus polluants de la planète. Vers une nouvelle ère du prêt-à-poster ?

2 / AQUAGLIDE, LE REVÊTEMENT ANTI-GASPILLAGE

Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) a récemment développé un revêtement appelé LiquiGlide. Lorsqu’il est appliqué sur une paroi, il fait écran entre le contenant et le contenu, permettant à ce dernier de glisser et de ne pas coller. En agissant comme une barrière hydrophobe, AquaGlide permet ainsi, lorsqu’il est appliqué à l’intérieur des parois d’une bouteille de ketchup par exemple, de laisser le liquide s’écouler sans coller à la bouteille. Non-toxique, cette technologie peut être utilisée dans l’alimentaire mais aussi pour des tubes de dentifrice, des bouteilles de shampooing, des pots de peinture, etc. Ce revêtement permet de lutter contre le gaspillage. Orkla, une entreprise norvégienne de l’agroalimentaire, a déjà donné son accord afin d’intégrer cette technologie aux bouteilles de mayonnaise vendues dans certains pays d’Europe.

3 / LE PHOTOVOLTAÏQUE FAIT SA RÉVOLUTION

Vous pensiez tout connaître sur le photovoltaïque ? La start-up allemande Heliatek va venir bousculer vos certitudes grâce à sa technologie totalement novatrice. Les panneaux photovoltaïques entièrement organiques créés par Heliatek ont en effet la particularité d’être souples et autocollants. Ils peuvent donc être posés partout, même aux endroits où les solutions photovoltaïques ne peuvent pas être installées en raison de leur poids et de leur dégagement de chaleur (sur les abris de bus, les toits des écoles ou des hôpitaux, les transports en commun, etc.). Légers – quelques grammes, contre environ 25 kg pour un panneau photovoltaïque traditionnel –, faciles à installer et résistants aux intempéries, ces panneaux peuvent produire jusqu’à 85 watts au mètre carré. Le futur du photovoltaïque, sans aucun doute.

4 / UN HÔTEL SPATIAL EN 2027 ?

Le secteur du tourisme a été l’une des principales victimes de la crise sanitaire. Pourtant, certains nourrissent déjà des projets complètement fous pour les années à venir. C’est le cas de la société américaine Orbital Assembly Corporation qui vient de dévoiler les grandes lignes de ce qu’elle présente comme le tout premier « hôtel spatial ». Ce bâtiment baptisé Voyager Station sera capable d’accueillir 400 personnes à 400 kilomètres d’altitude terrestre. Il disposera de chambres, mais aussi de restaurants, d’un cinéma, d’un spa, d’une salle de concert et même de 44 vaisseaux d’évacuation d’urgence en cas de problème. On n’est jamais trop prudent. Selon OAC, les premiers travaux devraient débuter en 2026. Le prix pour s’offrir un séjour inoubliable ? 25 millions de dollars. C’est cadeau.

 

5 / L’ASCENSION DES FERMES VERTICALES

Le concept de ferme verticale n’est pas récent mais il connaît un succès grandissant depuis quelques années. À l’image de la société new-yorkaise spécialisée dans la culture de salades et d’herbes Bowery Farming qui a récemment levé plus de 300 millions de dollars dans une opération, la valorisant à 2,3 milliards de dollars… Créée en 2015, la société mise sur les technologies pour fournir en produits frais, tout au long de l’année, des populations urbaines en pleine croissance. Ces produits cultivés verticalement sous des lumières artificielles (100 % d’énergie renouvelable) avec l’aide de programmes de robotique, de vision par ordinateur et d’intelligence artificielle, sont disponibles dans 850 magasins aux États- Unis. Grâce à ce joli tour de table, la société entend continuer son développement au pays de l’Oncle Sam avant de s’exporter.

6 / UNE POUDRE AU COBIENTÔT DANS VOTRE ASSIETTE ?

L’entreprise finlandaise Solar Foods a trouvé une manière de développer une poudre protéinée, nommée Solein, avec du dioxyde de carbone. Selon Solar, cet aliment serait jusqu’à 100 fois plus écologique que les autres sources de protéines animales ou végétales disponibles sur le marché. Cela s’explique par un moindre besoin en eau (10 litres par kg, contre 2.500 pour le soja). La poudre est notamment composée de 50 % de protéines, de 5 à 10 % de graisse et de 20 à 25 % de glucides. La start-up qui collabore également avec l’Agence spatiale européenne entend répondre aux besoins alimentaires croissants sur la planète. Elle espère lancer la commercialisation de son produit fin 2021 et produire 50 millions de repas par an d’ici 2022.

7 / SAUVEZ UN ARBRE, ACHETEZ UN DRONE

Le drone est sans conteste l’une des technologies qui fera partie de notre paysage dans les années à venir. Plusieurs sociétés s’en sont déjà emparé pour diverses activités, et notamment dans la lutte contre le réchauffement climatique grâce à la reforestation. Pour régénérer les 11,2 millions d’hectares partis en fumée dans les incendies en Australie de l’été 2019 à 2020, le WWF a par exemple lancé un projet de reforestation grâce à l’utilisation de drones capables de planter environ 40.000 graines par jour. La société canadienne Flash Forest souhaite elle aussi utiliser les drones pour accélérer la reforestation de la planète en déposant avec précision des gousses de graines dans le sol. Elle envisage ainsi de replanter un milliard d’arbres d’ici 2028.

8 / LES VÊTEMENTS DE DEMAIN SERONT « VIVANTS »

Les vêtements numériques (voir plus haut), très peu pour vous ? Dans ce cas, pourquoi ne pas opter pour des vêtements « vivants », grandissant tout seul et se régénérant en cas de trou ? Des scientifiques ont en effet créé un matériau flexible, robuste et biodégradable à base de micro-algues et de cellulose bactérienne capable de se nourrir et de se régénérer. Grâce à ses propriétés extraordinaires, le vêtement vivant pourrait représenter, selon ses inventeurs américains, « une véritable révolution pour le secteur de la mode ». Mais ce n’est pas le seul champ d’application possible pour cette invention puisque ses capacités régénératrices pourraient se montrer utiles notamment dans les greffes de peau.

9 / DES VOITURES AUTONOMES SUR LES ROUTES BRITANNIQUES AVANT LA FIN DE L’ANNÉE

Le continent européen est à la traîne en matière de législation sur la voiture autonome. Mais il semble vouloir passer la deuxième puisqu’un projet pilote pourrait faire de la Grande-Bretagne le premier pays européen à approuver la circulation des véhicules autonomes de niveau 3 sur ses routes. Et ce avant la fin de l’année. Les modèles de niveau 3 s’appuient sur toute une batterie de capteurs et de logiciels pour maintenir leur trajectoire et leur vitesse dans une file dédiée, avec une distance minimale de sécurité à respecter entre chaque véhicule. La vitesse sera toutefois limitée à 60 km/h et uniquement sur certains tronçons. Ces modèles permettront, selon les autorités britanniques, de sauver 3.900 vies au cours de la prochaine décennie.

10 / LE PREMIER QUARTIER 3D VA SORTIR DE TERRE

Lieu de villégiature des stars hollywoodiennes, la municipalité de Palm Springs, en Californie verra bientôt sortir de terre, à sa périphérie, le premier quartier entièrement imprimé en 3D. Ce sont 15 maisons à consommation énergétique nulle qui verront le jour d’ici l’été 2022. Vendues entre 595.000 et 950.000 dollars, ces maisons seront imprimées à partir d’un matériau composite en pierre qui durcit lorsqu’il est exposé à la lumière UV. Le constructeur affirme être capable de fabriquer ses maisons « deux fois plus rapidement, avec 95 % d’heures de travail en moins et dix fois moins de déchets » qu’en passant par un processus de construction conventionnel. Pas sûr, toutefois, que ce projet puisse résoudre à lui seul la crise du logement à laquelle doit faire face la Californie depuis quelques années…

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