10 initiatives qui nous font bouger pour de bon

A travers le monde, des projets contribuent à améliorer nos modes de vie et améliorer la société. De quoi nous inspirer pour demain.

1/ La plus grande ferme urbaine d’Europe sur les toits de Paris

 

 

À partir du 1er juillet, Paris disposera de la plus grande ferme urbaine en rooftop d’Europe. Le toit du pavillon 6 du Paris Expo Porte de Versailles accueillera en effet 14.000 m2 de surface cultivable. Au total, c’est une tonne de fruits et légumes qui sortira de terre chaque jour, en plein cœur de la Ville Lumière, grâce à une vingtaine de maraîchers. 135 parcelles d’un mètre carré seront également mises en location à destination des particuliers pour 320 euros par an. Une belle initiative pour tous ceux qui souhaitent se reconnecter à leur alimentation quotidienne et retrouver le goût des produits frais.

 

2/ Le futur du recyclage de l’eau made in Luxembourg

 

Le Luxembourg ne pourra plus pourvoir à ses besoins en eau potable au-delà de 2035. Devant ce constat critique, Ama Mundu Technologies, une entreprise basée au Luxembourg, a mis au point une technologie innovante de recyclage des eaux usées. Grâce à sa technique de nanofiltration, Ama Mundu permet de recycler les effluents comme l’on trie ses déchets. Une station d’épuration locale sépare en effet l’eau des éléments qu’elle contient avant de la réinjecter dans le circuit. Et ainsi alimenter les chasses d’eau dans le cas d’un immeuble ou les tours de refroidissement, par exemple, dans des industries. Sans aucun doute le futur du recyclage de l’eau.

 

3/ La science participative, nouvelle voie pour la recherche ?

 

Just One Giant Lab, un organisme à but non lucratif situé à Paris, est un laboratoire de recherche et d’innovation collaboratives. Cette plateforme catalyse la création collective pour répondre aux défis de demain. Plus de 1.000 personnes s’activent, par exemple, depuis début mars sur JOGL pour mettre au point des innovations permettant de s’adapter à la pandémie de Covid-19. Cette nouvelle approche de la recherche, financée par des grands groupes, validée par les institutions et offrant des capacités de tests, pourrait devenir la voie pour la recherche de demain.

 

4/ Et si les « dumb cities » devenaient smart ?

 

Aujourd’hui, toutes les grandes villes rêvent de devenir des « smart cities », ces cités truffées de capteurs censés améliorer la vie de leurs habitants. Aux antipodes du concept, certains aspirent à créer des « dumb cities », ou villes bêtes. Ces métropoles veulent développer des solutions architecturales ancestrales qui pourraient aider à traiter les eaux usées, résister aux inondations ou favoriser l’agriculture urbaine. Un architecte chinois a par exemple imaginé des villes éponges capables d’absorber l’eau pendant la mousson. Les digues à Copenhague ont aussi été remplacées par des jardins, capables de protéger la capitale danoise des inondations. Plutôt smart, ces « dumb cities ».

 

5/ Payer son ticket de métro avec des bouteilles en plastique

 

La ville d’Istanbul, en Turquie, a développé l’année passée une formule qui devrait faire des émules : une machine qui récolte les bouteilles en plastique et les canettes et crédite votre carte de transport. Une initiative pédagogique qui devrait permettre à des milliers de bouteilles de ne pas finir leurs jours dans le Bosphore.

 

6/ Helios, la banque pour clients engagés

 

La responsabilité environnementale se trouve aujourd’hui au cœur de toutes les réflexions stratégiques des entreprises. La banque française Helios a ainsi décidé de s’engager et de changer la vision de la banque. Les clients de cette banque, qui devrait voir le jour en automne, pourront suivre de près leur empreinte carbone laissée lors de chaque achat. Ils pourront également profiter des alternatives proposées par leur nouvelle banque pour réduire leur impact sur l’environnement. La fintech suédoise Doconomy est allée encore plus loin avec sa carte DO Black. À la réception de votre carte, vous fixez un plafond d’empreinte carbone que vous ne pouvez pas dépasser sous peine de… bloquer votre carte !

 

7/ Financer une alimentation responsable avec Miimosa

 

Miimosa est une plateforme de crowdfunding exclusivement réservée aux projets agricoles et alimentaires. Créée pour donner un coup de pouce aux agriculteurs et aux consommateurs, cette start-up, aujourd’hui leader européen en matière de financement participatif dans ce domaine, a déjà porté plus de 2.500 projets et collecté 25 millions d’euros ! Grâce à Miimosa, les consommateurs peuvent, en un clic, devenir de véritables acteurs du changement en finançant une alimentation plus responsable, durable et locale.

 

8/ Remplacer le plastique par des écailles de poisson

 

En 2018, une annonce de l’ONU allait secouer la planète : « D’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer ». Lucy Hugues, une jeune plongeuse amateur anglaise de 23 ans, décide alors de mettre à profit ses compétences dans le design pour élaborer un plastique biodégradable à base… d’écailles de poisson ! On estime le gaspillage de poissons dans le monde à 50 millions de tonnes. Or, avec son projet MarinaTex, les restes d’un poisson comme la morue permettent de fabriquer 1.000 sacs ! Pour l’heure, la marque est encore en développement mais ne devrait pas tarder à voir le jour et rejoindre les nombreuses alternatives portées par une nouvelle génération engagée.

 

9/ Faire des économies d’énergie avec June

 

Vous avez l’impression de payer votre électricité trop cher mais vous n’avez pas le courage de multiplier les devis pour trouver la meilleure offre ? Pour y remédier des start-uppers anversois ont créé June, une entreprise qui compare les prix et bascule automatiquement ses clients auprès du fournisseur le moins cher. Quitte à changer tous les mois. Le tout, si vous le désirez, sans la moindre paperasse. June vous permet aussi d’exclure des fournisseurs peu soucieux des énergies renouvelables. À la clé, environ 300 euros d’économies chaque année !

 

10/ REFUND pour combattre le « greenwashing »

 

Au cours de la dernière décennie, les marchés financiers ont connu une forte augmentation du nombre de fonds d’investissement durables et verts. Toutefois, cette tendance a fait apparaître de nouveaux risques, notamment en raison de l’absence d’un cadre général sur la performance environnementale de ces produits. Le projet REFUND, étudié actuellement par le Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST), vise à développer des instruments permettant d’évaluer de manière fiable la durabilité et les performances environnementales des obligations et fonds verts. Ce projet permettra d’offrir des métriques plus transparentes et d’ainsi renforcer l’évaluation des performances réelles des instruments financiers verts.