10 start-up à suivre en 2020

Le 1er juin dernier, la House of Startups fêtait sa première année d’existence. Lancée par la Chambre de Commerce, avec la volonté de créer un lieu fédérateur pour le développement de l’innovation dans le pays, cette structure accueille aujourd’hui une centaine de jeunes pousses actives dans des domaines variés. 

Pour les soutenir dans la concrétisation de leur projet, quatre incubateurs se sont rassemblés : la Luxembourg House of Financial Technology (LHoFT), le Luxembourg-City Incubator (LCI), l’International Climate Finance Accelerator (ICFA Luxembourg) et le HUB@Luxembourg.

Fruit d’un partenariat public/privé mêlant le ministère des Finances et une dizaine de partenaires issus du secteur financier, la LHoFT rassemble des fintechs avec un important potentiel d’évolution. Le LCI, fondé par la Chambre de Commerce avec le soutien de la Ville de Luxembourg, encourage quant à lui des start-up dans les secteurs de l’urbantech, du commerce, du tourisme, de la logistique et de la construction. L’ICFA soutient de son côté la mise en place de nouveaux fonds climatiques, tandis que le Hub@Luxembourg, opérationnel depuis janvier 2019, vise à accompagner les start-up dans leur développement commercial, en les mettant en relation avec des partenaires potentiels ainsi qu’avec le réseau du groupe bancaire du Crédit Agricole.

À l’aube de cette nouvelle année, nous vous invitons à découvrir ou redécouvrir 10 jeunes entreprises présentes au sein de la House of Startups et qui ont pleinement tiré profit du digital ou des nouveaux outils technologiques pour asseoir leur projet. 10 start-up prometteuses, à suivre de près durant les prochains mois.

 

Ceasy

Fondée par Ben Thinnes en novembre 2018, Ceasy est une solution numérique permettant à tout un chacun de mieux gérer et optimiser son temps. Disponible sous forme d’application mobile sous Android et IOS ou par le biais d’un website, la plateforme propose un calendrier à partager avec sa famille et ses amis, facilitant l’organisation d’événements et permettant à chacun de connaître l’emploi du temps de l’autre. Ceasy s’adresse aussi aux entreprises. L’application permet ainsi à l’employeur de suivre le temps de travail de chaque employé, de planifier les horaires de ses équipes en ligne, d’envoyer, recevoir, valider ou refuser des demandes de congé en seulement quelques clics.

 

Esplendor Group

Le créateur de l’opérateur de télécom JOIN Experience, Pascal Koster, est bien connu du paysage luxembourgeois. Désormais, avec Libor Voncina, Dirk Neugebauer et Ulf Theobald, il est aux commandes d’Esplendor Group, start-up dont le siège social se trouve au cœur de la House of Startups. Au départ de son « cerveau » unique, basé sur l’Internet of Things, la 5G, le cloud ou encore l’intelligence artificielle, Esplendor vise à créer des expériences centrées sur l’humain, pour l’industrie, les gouvernements et les organisations. Soutenue par le géant de l’e-commerce Alibaba, la jeune pousse a déjà réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2,5 millions d’euros en 2019, avec l’objectif de doubler ce montant pour les quatre prochaines années.

 

Jooxter

Jooxter propose une application mobile permettant de visualiser et réserver très simplement les espaces disponibles au sein d’un ou plusieurs bâtiments (salles de réunion, postes de travail, places de parking…). En capitalisant sur les données reçues et anonymisées, Jooxter est également en mesure de faire des propositions d’optimisation des espaces à ses clients, une démarche essentielle au vu des prix de l’immobilier actuels. Créée en 2014 au sein d’EuraTechnologies, pôle d’innovation dédié au numérique à Lille, la start-up a rejoint le Luxembourg en mai 2019 avec l’ambition de s’étendre à l’international. Elle a déjà levé un million d’euros voici trois ans et séduit une trentaine de grands comptes.

 

Keexle

À travers OnePrivacy, Didier Hoareau et son équipe ont imaginé un outil de travail et de communication collaboratif encrypté de bout en bout. Baptisé Keexle, il garantit que seules les personnes utilisant l’outil et celles avec qui elles communiquent peuvent lire ou exploiter les données échangées. La plateforme confidentielle propose différentes fonctionnalités : messagerie privée ou en groupe, vidéo et audio conférences, partage de fichiers, gestionnaire de tâches, travail à plusieurs sur un document, etc. Après plusieurs années de recherche et développement, la start-up propose pour l’instant une version bêta de son outil et entend désormais se déployer sur le marché européen.

 

Koosmik

Développée en 2014 par Grégoire Yakan, avec l’ambition de réduire l’inégalité d’accès aux services financiers, Koosmik propose une application mobile à destination des populations dans les pays en voie de développement. Grâce à cette plateforme, particuliers et professionnels peuvent accéder gratuitement à des services financiers de base, tels que le dépôt ou le retrait d’argent, le paiement de factures, l’épargne, etc. Indépendante des banques et des opérateurs de télécommunications, Koosmik est principalement active en Afrique. Au Togo, 60.000 personnes utilisent déjà l’application. En mai dernier, la fintech luxembourgeoise a levé deux millions d’euros auprès de Batipart International, d’Alpharatz et de plusieurs business angels.

 

Lingua Custodia

Lingua Custodia n’en est plus aux prémices de son développement. Depuis 2011, cette entreprise propose un outil de traduction pour les acteurs du monde financier. Son moteur est basé sur l’intelligence artificielle, le deep et le machine learning. Grâce à ce moteur, les documents financiers peuvent être traduits rapidement et de manière qualitative en neuf langues : allemand, anglais, espagnol, français, italien, néerlandais, portugais, chinois et japonais. En août 2019, la start-up française a rejoint le Grand-Duché afin de profiter de l’écosystème innovant du pays, convaincre les acteurs de la place financière luxembourgeoise et accéder plus facilement au marché européen. Ayant réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires d’un million d’euros, Lingua Custodia entend poursuivre sa croissance.

 

Neterium

Neterium est née pour répondre à l’explosion de la demande du marché en matière de criblage performant. Dans un contexte réglementaire de plus en plus exigeant, la regtech propose une solution permettant à toutes les sociétés réglementées d’intégrer, de manière fluide, un élément de filtrage dans leurs processus de conformité KYC. Il en résulte un filtrage rapide, fiable, transparent et précis. Baptisée Jetscan, la solution est basée sur le cloud, accessible via une API standard et compatible avec la plupart des fournisseurs de listes de surveillance. En septembre, Neterium s’est associée à Fineksus, principal fournisseur de messagerie financière et de lutte contre le blanchiment d’argent au Moyen Orient et en Turquie, afin de développer une nouvelle solution de détection du blanchiment.

 

Rafinex

André Wilmes a fondé Rafinex à Londres. Sa start-up est aujourd’hui implantée dans la capitale anglaise, mais également à Berlin et Luxembourg, au sein de la House of Startups. Lauréate du programme Fit4Start au printemps dernier, Rafinex, en combinant des algorithmes mathématiques à une solution d’intelligence artificielle, fournit des modèles numériques avancés pour des applications d’ingénierie complexes. La start-up permet ainsi aux PME actives dans l’ingénierie de passer à l’industrie 4.0. En quelques minutes seulement, ses simulations basées dans le cloud et assistées par l’IA génèrent automatiquement des conceptions de produits plus sûres et plus solides, optimisant les processus et les conditions de travail.

 

Stampify

Fintech luxembourgeoise s’appuyant sur la technologie « distributed ledger », Stampify a pour ambition de numériser les interactions entre les actionnaires et le conseil d’administration des organisations afin de simplifier la gouvernance des sociétés et associations, tout en la rendant conforme et juridiquement contraignante. La solution conçue par Stampify fournit diverses fonctionnalités : registre de partage numérique, ID numérique pour chaque utilisateur, signature et vote numériques, tableau de bord partagé permettant de gérer les transactions, etc. Les différentes informations sont sécurisées et stockées sur un protocole blockchain dédié. L’outil permet également aux actionnaires et aux organes de décision de l’entreprise de se libérer du fardeau administratif et juridique.

 

Zenview

Fondée en avril 2018 par Agnella Serafin et Mathias Keune, Zenview propose une plateforme de réalité virtuelle visant à augmenter l’engagement des collaborateurs en entreprise, tout en réduisant le risque de burnout ou d’autres problèmes de santé liés au travail. Grâce à sa solution basée sur la réalité virtuelle, la start-up permet à chaque collaborateur de suivre une séance de méditation en plein conscience depuis son bureau. À travers son logiciel, Zenview est également en mesure de transmettre des données à l’employeur concernant l’état de bien-être de ses collaborateurs (niveau de stress, sources de tension, etc.). La start-up ambitionne de poursuivre son développement au Luxembourg mais aussi dans le reste de l’Europe.