ABBL et EY publient l’édition 2020 de l’étude sur le coût de la réglementation

Luxembourg, le 17 juin 2021. Pour la troisième fois, les membres de l’Association des Banques et Banquiers, Luxembourg (ABBL) ont été invités à participer à une étude sur l’évaluation du coût de la conformité avec la règlementation financière. Comme c’était déjà le cas en 2014 et 2016, l’étude a été réalisée conjointement par l’ABBL et EY.

La règlementation : une composante importante pour les banques

En 2019, selon les résultats de l’étude, les banques ont dépensé de manière consolidée jusqu’à 548 millions d’euros afin de se mettre en conformité avec les diverses évolutions réglementaires. Les coûts liés à la conformité ont augmenté de 16% par an entre 2015 et 2020.

Les investissements réglementaires représentent en moyenne 38% des investissements des banques. Ce chiffre pourrait atteindre 52% pour les banques plus petites. Les budgets ont atteint des niveaux record en 2020.

Effectifs

La proportion des effectifs spécialisés dans le domaine réglementaire a également augmenté pour atteindre 13,9% des emplois du secteur bancaire.

Priorité future

La réglementation de la SFDR ne fait pas partie de cette étude, cependant de nombreux participants ont mentionné la finance durable et les exigences réglementaires associées comme la prochaine priorité.

 » Après un pic d’investissements et de coûts récurrents liés à la réglementation en 2017, il semble que nous ayons atteint un plateau, même si c’est à un niveau élevé. Cela correspond à ce que nous avions prévu dans l’édition précédente de notre enquête « , souligne Olivier Maréchal, associé EY. « Il est également intéressant de noter que les deux réglementations les plus coûteuses pour les banques sont AML/KYC et MiFID » ajoute Maréchal.

Tandis que Camille Seillès, secrétaire général de l’ABBL commente : « Les résultats de cette enquête documentent l’augmentation continue du coût de la mise en conformité avec les réglementations pour les banques, tant en termes absolus que relatifs, en particulier pour les petites et moyennes banques. Ces coûts pèsent lourdement sur les capacités de prêt et d’investissement dans une période critique pour l’économie européenne. L’ABBL plaide depuis longtemps en faveur d’une approche plus proportionnée dans le domaine de la réglementation bancaire afin de maintenir la diversité au sein du secteur bancaire, tant en termes de taille que de modèles d’affaires, et de garantir un système bancaire plus résilient.  »

 

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