Clearstream et l’Université du Luxembourg collaborent pour accélérer la conception de solutions fintech

Clearstream et son consultant escent vont collaborer avec l’Interdisciplinary Center for Security, Reliability and Trust (SnT) de l’Université du Luxembourg pour simplifier et standardiser l’analyse des besoins d’un projet IT dans le secteur de la finance. Le but est d’utiliser l’intelligence artificielle et le traitement automatique du langage naturel pour réduire les coûts et le temps de production de ces solutions IT.

Après un an et demi de discussions, un accord a enfin été signé entre Clearstream, escent et l’Interdisciplinary Center for Security (SnT) de l’Université du Luxembourg. Il ouvre la voie à la création d’outils absolument inédits dans la conception de projets fintech, qui permettront de réduire l’argent et le temps consacrés à leur création. « Environ 50% des dépassements de budget dans les projets IT sont causés par des besoins clients mal définis, qui se répercutent sur la conception et le déploiement du système, explique Lionel Briand, vice-directeur du SnT. Avec nos partenaires, nous allons introduire l’automatisation dans le processus de définition des besoins d’un système IT. Nous pourrons ainsi réduire l’incohérence et l’ambiguïté tout en facilitant l’analyse de la conformité du système aux exigences définies par le client. »

Tout projet IT doit en effet établir précisément les attentes du client afin de pouvoir définir les caractéristiques du système à construire. Cette tâche peut s’avérer particulièrement laborieuse dans le secteur financier, en raison des impératifs réglementaires et du nombre important de parties prenantes. Automatiser ces fastidieuses tâches d’analyse permettra donc d’économiser temps et argent.

L’IA et le traitement automatique du langage naturel à la rescousse

Pour y parvenir, les partenaires de cette nouvelle initiative vont explorer, durant quatre années, les possibilités qu’offrent l’intelligence artificielle et le traitement automatique du langage naturel (NLP) dans l’automatisation des processus. En effet, les exigences du client contiennent à la fois des descriptions en langage naturel et des éléments en langage informatique. En utilisant les possibilités offertes par l’IA et le NLP, on pourra détecter les éventuelles incohérences entre ces deux langages et les éliminer dès la confection du cahier des charges.

Ce type de solution n’existe pas encore sur le marché et pourrait donc constituer une précieuse innovation pour le secteur des fintechs. Les 800.000 euros mis sur la table par les différents partenaires – 50% par l’Université du Luxembourg et 50% par Clearstream/escent – pour financer cette recherche pourraient donc être rapidement rentabilisés si une solution concrète est mise au point au terme du programme.