Découvrez les six prétendants au titre d’Entrepreneur de l’Année 2016

EY Luxembourg a dévoilé ce jeudi les six finalistes qui peuvent espérer remporter le Prix de l’Entrepreneur de l’Année.

Nicolas_buckEY Luxembourg a dévoilé ce jeudi les six finalistes qui peuvent espérer remporter le Prix de l’Entrepreneur de l’Année. Parmi les candidats qui ont tenté leur chance, un quart provient du secteur ICT. Aucun ne figure toutefois parmi les prétendants à ce titre prestigieux.

Organisé par EY Luxembourg, le concours de l’Entrepreneur de l’Année a pour objectif de « mettre en évidence les belles histoires d’entrepreneurs au Grand-Duché », explique Yves Even d’EY Luxembourg. Le cabinet entend ainsi « récompenser le succès de ceux qui se distinguent par leur esprit d’entrepreneuriat, une stratégie de développement ingénieuse, d’excellentes performances financières ainsi qu’une gestion pertinente de leurs ressources humaines et de leur organisation ».

Seize candidats répondant aux critères de présélection ont passé des entretiens approfondis avec des professionnels d’EY et remis un dossier au jury composé de représentants du monde économique. « Tous avaient un bagage entrepreneurial important, une société qui crée de la valeur et de l’emploi et l’ambition d’aller encore plus loin », a précisé Nicolas Buck, président de la FEDIL, qui présidait aussi le jury de cette édition. Mais il a fallu choisir. « Et cela n’a pas été facile, au vu de la qualité des dossiers présentés », a-t-il poursuivi.

Six personnalités ont finalement été retenues en tant que finalistes. Le trophée sera remis au grand vainqueur le 12 décembre prochain. Il portera alors les couleurs du Grand-Duché, aux côtés des lauréats des autres pays participants, lors de la compétition mondiale qui se déroulera à Monte Carlo en juin 2017.

Talent, audace et persévérance

Il y avait un tiers de prétendantes au titre parmi les candidats. Michèle Detaille, seule femme encore en lice dans le concours, s’est tournée vers l’industrie après une carrière politique en Belgique. Son groupe, ALIPA, est actif dans l’emballage et le matériel de levage. Ses six sociétés emploient plus de 120 personnes dans trois pays.

Fondateur de Maison Moderne, Mike Koedinger est un autodidacte dont le business modèle a évolué au fil des ans et s’est diversifié de façon croissante. Acteur-phare de l’édition – Maison Moderne édite paperJam –, de la communication et de la publicité au Luxembourg, Maison Moderne regroupe 90 collaborateurs.

Fils d’agriculteurs, Arsène Laplume a racheté en 1997 l’entreprise de son beau-père alors en difficultés financières. Aujourd’hui, il est à la tête du Shopping Center Massen : 18.000 m2 dédiés à des magasins, restaurants, stations-service,… qui attirent chaque semaine de nombreux visiteurs. Installée à Wemperhardt, l’entreprise emploie 450 salariés.

Ancien commercial, Rolf Sorg est propriétaire de la société PM International qui fabrique des compléments nutritionnels et des cosmétiques dédiés à la santé, au bien-être et à la beauté. S’inspirant du modèle Tupperware, l’entreprise emploie 450 salariés et peut compter sur un réseau de 250.000 agents ambassadeurs à travers le monde.

Georges Lentz Jr, héritier du Groupe Brasserie Nationale, fait preuve de persévérance et d’innovation en développant régulièrement de nouveaux produits et en achetant d’autres enseignes. En progression constante, le groupe est à la fois un acteur local et international de la production de bières et de la distribution de boissons.

Enfin, Claude Wagner, économiste de formation, est actionnaire du Groupe CWA, articulé autour de trois métiers : la construction et le bricolage, le sport, le mobilier de jardin et de cuisine. Passionné, cet entrepreneur possède de nombreuses enseignes bien connues (Bati C, Intersport, Mobilier Jardin,…) qui comptent 800 salariés.

Grand absent des finalistes, l’ICT est pourtant en pleine croissance

Décerné tous les trois ans, le concours a rassemblé un panel d’entrepreneurs issus de tous secteurs (à l’exception du domaine bancaire), reflétant l’économie du pays. Comme en témoignent les chefs d’entreprise sélectionnés pour la finale, le commerce de détails et de biens de consommation est présent en force (31%). Vient ensuite l’ICT avec un quart des candidatures. Parmi les finalistes néanmoins, aucun acteur ICT n’a su émerger. « Le secteur est en pleine explosion et doit encore mûrir », explique Yves Even. « Mais on voit déjà une évolution. Cette année, l’ICT représentait 25% des dossiers, alors que voici trois ans, nous n’avions reçu qu’une seule candidature ». On attend donc avec impatience l’édition prochaine.