Fonds d’investissement : réorientation des priorités dans la reprise post-pandémique

Luxembourg, le 1e octobre 2021. EY Luxembourg a publié l'édition 2021 de son guide Investment Funds in Luxembourg – a technical guide.

Cette publication de 600 pages sert de référence aux gestionnaires de fonds, non seulement au Luxembourg mais aussi dans le monde entier. Mis à jour une fois par an depuis plus de 25 ans, il couvre les récents changements législatifs et réglementaires dans le secteur des fonds d’investissement. Christophe Wintgens, Wealth and Asset Management Leader, et Kerry Nichol, Wealth and Asset Management Partner, partagent leurs observations.

Au cours de l’année passée, les gestionnaires d’actifs ont été contraints de s’adapter rapidement à des conditions de marché perturbées par la pandémie de COVID-19. Alors qu’en 2020, l’objectif immédiat était d’assurer le bien-être des employés et de maintenir les opérations dans un contexte de travail à distance, les priorités en 2021 ont changé.

D’une part, la crise a incité les dirigeants à se concentrer sur l’innovation et la diversification de leurs produits afin de rester compétitifs et de générer de la croissance après la pandémie. D’autre part, le fait de se lancer dans des initiatives axées sur l’innovation tout en gérant les difficultés à court terme a nécessité de trouver le juste équilibre entre prudence et investissement opérationnel.

Christophe Wintgens, Wealth and Asset Management Leader, fait part de ses réflexions :

« 2020/21 a été une période difficile pour les gestionnaires d’actifs qui avaient pourtant déjà entamé leur transformation depuis une décennie. Au cours des dernières années, nous constatons un intérêt grandissant pour les aspects non financiers liés aux investissements, tels que leur gouvernance, leur impact sociétal ou leur empreinte carbone. En conséquence de quoi, la pression sur les coûts s’est intensifiée et la recherche de technologies numériques s’est accélérée.

Lorsque la pandémie de COVID-19 est venue bouleverser les marchés financiers, les gestionnaires d’actifs ont réagi rapidement afin de maintenir les opérations. Les régulateurs, eux, ont redoublé d’efforts pour protéger l’épargne des investisseurs et assurer la stabilité des marchés financiers. Bien que de nombreux gestionnaires d’actifs aient jusqu’à présent réussi à braver la tempête avec une résilience remarquable, les prochaines années s’annoncent importantes.

Nous devons relever les défis et saisir les opportunités émergentes pour créer de la valeur à long terme pour les investisseurs et nos clients. Il s’agit notamment d’explorer de multiples voies de croissance, de différencier les offres de produits et d’investir massivement dans les données et la technologie. Le secteur a fait preuve d’une impressionnante capacité d’adaptation et les dirigeants doivent utiliser ces enseignements pour planifier stratégiquement les cinq prochaines années et même au-delà. »

Dans un avenir proche, la capacité à gérer les coûts tout en apportant de la valeur aux investisseurs figurera en tête des priorités. Il n’est donc pas surprenant que les institutions financières réévaluent actuellement leurs activités principales et secondaires afin de déterminer lesquelles peuvent être externalisées, dans les limites imposées par les directives.

Coûts injustifiés : La supervision des coûts applicables aux Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) et aux Fonds d’Investissements Alternatifs (FIA) a fait couler beaucoup d’encre au cours des 12 derniers mois. Bien que les fonds gérés activement aient surpassé les fonds gérés passivement en termes de rendement brut, les frais plus élevés facturés par les gestionnaires d’actifs peuvent dans certains cas compenser ce différentiel de performance. Afin de réduire le risque d’arbitrage réglementaire et pour mieux protéger les investisseurs, les autorités de réglementation ont mis en place un ensemble de bonnes pratiques autour des structures de frais, de leur publication, de la gouvernance et des processus de contrôle des coûts. Aujourd’hui plus que jamais, la question des coûts est d’une importance capitale, car nous avons assisté à une flambée des frais de transaction liée à volatilité des marchés durant la pandémie.

Digitalisation : Le rythme d’adoption des technologies numériques s’est accéléré de façon spectaculaire, de nombreuses entreprises ayant été contraintes de transformer totalement leurs modes de fonctionnement relatifs aux employés, aux clients et à l’ensemble de leur chaîne de valeur pour les rendre compatibles avec le travail à distance en l’espace de 18 mois. Face à l’augmentation du volume et de la complexité des activités numériques, de nombreuses institutions ont souhaité externaliser leurs fonctions informatiques, ainsi que d’autres tâches périphériques notamment dans les domaines de la fiscalité, du risque, de la conformité et des finances. Cela a conduit à l’émergence des Managed Services, offrant aux gestionnaires d’actifs des services clés en mains de gestion des données, des plateformes de prestation de services ou encore des interfaces clients afin de transformer leurs difficultés en une nouvelle expérience où l’automatisation et le contrôle sont des priorités absolues. Cette expérience inclut également le pilotage des fonctions auxiliaires à partir d’un techno-hub facile à utiliser et fiable.

Croissance et diversification des produits : Les périodes de crise peuvent servir de catalyseur à la créativité et à l’innovation. Cela est en partie dû au fait que des problèmes nouveaux exigent une réflexion nouvelle et des actions décisives pour remplacer les méthodes qui faisaient jusqu’alors leurs preuves. Alors que certains ont interrompu le développement de leurs produits, d’autres ont plutôt réagi en repensant leur offre existante. De nombreux gestionnaires de fonds cherchent des moyens pour rester compétitifs, en proposant des produits et services différenciés, en se concentrant davantage sur les actifs alternatifs et à long terme, ce qui répond à la demande croissante des fonds de pension, des compagnies d’assurance et d’une nouvelle génération d’investisseurs particuliers.

Le changement climatique étant l’un des principaux facteurs à l’origine de nouvelles approches en matière d’investissement, les gestionnaires d’actifs explorent les opportunités d’investissement dans des sociétés démontrant de solides performances et engagements en matière de durabilité. En plus de s’aligner sur de nouveaux standards réglementaires, l’offre de fonds d’investissement ESG apporte une réponse à la demande croissante des investisseurs qui souhaitent regarder au-delà aspects purement financiers afin de générer des impacts sociaux et environnementaux positifs. Les gestionnaires d’actifs qui répondent aux exigences de leurs investisseurs sont plus attrayantes pour les clients potentiels et mieux placées pour s’assurer un avantage concurrentiel.

Un environnement réglementaire en mutation : L’environnement réglementaire a également été contraint de s’adapter à l’évolution rapide des conditions de marché, aux perturbations dues à la pandémie de COVID-19, ainsi qu’au départ du Royaume-Uni de l’UE. Ainsi, les sujets relatifs à la convergence et à l’harmonisation de la surveillance restent eux-aussi à l’ordre du jour. Les autorités européennes de surveillance réévaluent actuellement les outils utilisés à des fins d’unification et d’efficacité du marché européen, une préoccupation demeurant dans la flexibilité laissée aux Etats Membres de l’UE quant à l’application des règles qui peut conduire à des divergences et à des conséquences négatives pour les investisseurs. Une réflexion est donc en cours sur l’étendue potentielle des pouvoirs de surveillance directe, sur l’élargissement des outils de surveillance, ainsi que sur les améliorations souhaitables pour une meilleure coordination du cycle d’élaboration des politiques dans un environnement en constante évolution.

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