La donnée transforme le monde et les usages

SAS organisait le premier Data Analytics Summit à Luxembourg. L’occasion d’aborder tous les thèmes liés à la donnée avec différents speakers d’horizons divers. SAS est le leader de l’analytique et est présent à Luxembourg depuis plus de 15 ans. Grâce à ses logiciels innovants pour l’analytique, la business intelligence et le data management ainsi que ses […]

SASsas organisait le premier Data Analytics Summit à Luxembourg. L’occasion d’aborder tous les thèmes liés à la donnée avec différents speakers d’horizons divers.

SAS est le leader de l’analytique et est présent à Luxembourg depuis plus de 15 ans. Grâce à ses logiciels innovants pour l’analytique, la business intelligence et le data management ainsi que ses services associés, SAS aide ses clients sur plus de 80 000 sites à  prendre rapidement les meilleures décisions. Depuis 1976, SAS donne à ses clients dans le monde entier The Power to Know®.

Stockage, Big Data, valeur, curation, vélocité… Voilà autant de buzz words qui existent autour de l’analytics. La donnée et son analyse font beaucoup parler d’elles. Mais qu’est-ce qui, dans le contexte actuel, est vraiment nouveau ? Pour Benoît Otjacques, Head of e-Science Unit au LIST, les problématiques qui ont toujours existé autour de la donnée sont au nombre de quatre : le volume, la variété, la vélocité et la véracité. L’élément nouveau, porté par l’avènement du Big Data, c’est la valeur que l’on peut produire à partir de la donnée : le « 5ème V ».

« Les 4 V servent la connaissance de la donnée et le 5ème doit permettre de tirer profit des informations disponibles. Appréhender ces 5 V est devenu un réel challenge, si l’on considère la croissance du volume de données et la pluralité de formats et de natures des données. Dans le contexte business actuel, le Big Data doit devenir un business enabler, permettre à l’entreprise d’être disurptive, de gagner en performance, d’évoluer en établissant de nouvelles règles, en développant des synergies inattendues. L’IT, dans ce contexte, est un levier de croissance. Il a besoin de nouvelles ressources mais aussi de nouvelles compétences : des consultants, des analystes, tous les profils capables de comprendre ces enjeux et de saisir les opportunités..,» explique Benoît Otjacques.

Ce sont les compétences qui permettront d’extraire de l’analyse de la donnée une réelle valeur business. « Seules les personnes qualifiées et créatives sont capables d’extraire de la valeur de l’analytics, en effectuant les tâches appropriées, pour travailler des données aux caractéristiques différentes tout en tenant compte des ressources limitées. L’anaytics constitue une vraie révolution à condition de pouvoir combiner et surmonter les problématiques liées aux 5 V.

Vers une crypto-société

La technologie blockchain ne viendra pas seule révolutionner tous les métiers. Elle emmène avec elle les robots et toutes sortes d’autres intelligences. Dans la chaine de valeur de demain, plus d’intermédiaire humain, juste des automatismes, des centres de calculs, des super ordinateurs.

« Ce qui arrive aujourd’hui avec le Bitcoin, n’est que la version 1 de la blockchain. Si aujourd’hui on parle de crypto-monnaie, demain, il sera question de crypto-économie, puis de crypto-société. On disait que le Bitcoin n’était pas une monnaie. On constate aujourd’hui que de nombreuses banques se lancent dans son intégration… et pourtant elles ne minent pas de Bitcoin. Demain, on pourra profiter de la Blockchain-As-A-Service, sans intermédiaires pour toutes les transactions que nous connaissons actuellement (monnaies, contrats, certifications…) », prédit Menno Van Doorn, Director de Sogeti VINT Research.

La technologie révolutionne aussi les usages. Dans une économie où la confiance est intrinsèquement liée à la régulation, elle prône le partage de données et de valeur entre personnes qui ne se connaissent pas entre elles sans intermédiaire. Les consommateurs se fient aux autres consommateurs. La possibilité qu’ils ont de vérifier la provenance et l’authenticité d’un Bitcoin suffit à les convaincre. Allier à l’Internet des Objet (IoT), les machines elles-mêmes paieront demain leurs propres fournitures à la source. Les usages sont illimités. Mais pourra-t-on envisagé leur mise en œuvre si des conditions comme la préservation des données à tout prix sur le territoire devait être maintenue ?

Données et sécurité nationale

Pour François Thill, Attaché du Gouvernement à la Direction du Commerce électronique et la sécurité informatique, la cybersécurité est sans conteste, à la fois, un facteur d’attraction, un avantage compétitif pour le Luxembourg, une opportunité et l’affaire de tous. Au Luxembourg, au-delà des enjeux techniques, elle est gérée comme un problème économique. Les 5 régulateurs travaillent de manière harmonisée en utilisant le même langage et les mêmes outils. Le pays compte aujourd’hui 12 CERT privés et publics, soit bien plus que dans de nombreux pays.

« La mutualisation de tous les acteurs de la cybersécurité permet un meilleur partage de l’information. Avec les milliers d’attaques subies chaque année (62 000 en 2015), ce partage permet de comprendre les attaques et de réduire les efforts individuels de 80% mais aussi d’optimiser les coûts et de démocratiser l’effort lié à la sécurité », précise François Thill.

Plusieurs projets concrets ont notamment vu le jour au Luxembourg avec Securitymadein.lu pour offrir la sécurité à tous le publics:

  • MONARC (Méthode Optimisée d’aNAlyse des Risques Cases) est ainsi le fruit de 15 ans de travail avec CASES ;
  • BGPRanking collecte depuis 6 ans les black-list et les évalue ;
  • AIL – Analysis of Information Leaks récolte les données volées pour prévenir les propriétaires de leur tentative de revente sur internet (27GB de données et 24 millions de pages aujourd’hui);
  • MISP – Malware Information Sharing Platform, pour détecter et bloquer les attaques.

Ces nombreux projets placent la CNPD et les CERT dans une démarche avant-gardiste. Ils révèlent la réactivité du pays face aux menaces actuelles et sa volonté d’investir largement dans ce domaine. Malheureusement, il n’est pas toujours facile de convaincre les victimes de partager ce type d’information. Ce qui est de nature à freine le développement de ces outils de défense et de réaction.

En matière d’innovation ou de sécurité, le partage de données est devenu essentiel.

L’or noir de l’ère numérique n’a pas fini de transformer le monde et les usages, ce n’est qu’un début…

 

Contact : 

Mickaël Abisror : mickael.abisror@sas.com
Tommy Lehnert : tommy.lehnert@sas.com