« La formation mixte, entre présentiel et distanciel, est devenue la norme »

OXiane, société de services informatiques, dispense des formations depuis plus de 10 ans. Nathalie Thielemans, Managing Director, nous livre les dernières tendances sur le marché de la formation en informatique et sur ses défis à venir.


Chez OXiane, quelles grandes tendances identifiez-vous en matière de formation ?

Les formations certifiantes comme PRINCE2, ITIL ou encore Hermes fonctionnent toujours très bien, même à distance, puisqu’elles ne nécessitent aucune préparation technique pour les participants. Notre solution LVC est très facile à utiliser et ne demande en effet aucune installation côté étudiants, même pour les formations très techniques. C’est OXiane qui gère toute la mise en place via des serveurs cloud sécurisés. Tout ce qui touche à la formation en développement a également toujours du succès. Et notamment, depuis une petite dizaine d’années, la partie « Front », avec des formations comme Angular ou ViewJS, pour le développement de sites web et d’applis mobile.

Quelles compétences sont aujourd’hui les plus demandées ?

Parmi les tendances actuelles, on note une demande croissante pour les compétences axées sur l’utilisateur, comme l’UX design. Récemment, nous avons par exemple donné une formation sur le Design Thinking. Ce n’est donc pas uniquement le développement « back » et « front » mais aussi la mise en page et tout le processus qui font que l’utilisateur final va profiter d’une expérience plus simple et plus intuitive sur un site web. Nous nous devons de fournir des formations pour tous ces métiers.

Entre présentiel et formations à distance, comment s’organisent aujourd’hui vos formations ?

Nous sommes passés d’un modèle 100 % en présentiel, il y a deux ans, à un modèle mixte, mêlant aujourd’hui le présentiel et la formation à distance. Nous avons équipé nos salles pour permettre à tous les clients de suivre la même formation, en même temps, et de pouvoir interagir avec leur formateur. Si certains clients sont heureux de revenir en salle, d’autres se plaisent bien à distance. Je pense qu’à l’avenir, très peu de formations ne se tiendront qu’avec des personnes présentes dans nos locaux. Le modèle mixte est sans aucun doute la nouvelle norme.

Quels sont les grands challenges du secteur ?

L’ouverture de ces formations à distance permet d’avoir des formateurs basés plus loin, qui ne seraient peut-être pas venus animer un cours s’il avait fallu être présent physiquement. Par contre, cela ouvre aussi la porte à une concurrence plus large. C’est un réel challenge pour nous d’offrir une vraie plus-value à nos clients avec tous ces acteurs présents sur le marché. Dans ce cadre, on essaie de mutualiser les sessions avec nos partenaires, en Belgique ou en France, pour éviter d’avoir des cours avec peu de monde. L’avènement des sessions à distance permet aux formateurs mais aussi aux clients de pouvoir donner ou suivre des cours au-delà des frontières du Luxembourg. Je pense que la collaboration entre les différents acteurs du monde de la formation est un réel défi pour futur.