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La première étape vers demain

Cette année 2020 nous aura bouleversés à plus d’un titre. On peut encore se demander comment une si petite chose, virulente certes, a pu tout faire basculer. Les conséquences de cette pandémie et la crise économique qui s’ensuit sont encore difficiles à évaluer. Beaucoup d’acteurs vont encore vivre des moments difficiles. Certaines sociétés, bien malgré elles, ne survivront pas aux répercussions déjà ressenties. Si quelques personnes espèrent un retour au monde d’avant, les entrepreneurs, les dirigeants, savent eux qu’il n’en sera rien. 

La crise du COVID-19 a changé la face du monde. En bien ou en mal ? Personne ne peut le dire. Si la pandémie n’a pas tout balayé, elle a surtout révélé nos insoupçonnées capacités d’adaptation. Qui, en janvier dernier, aurait parié que l’ensemble des organisations seraient en mesure de révolutionner en moins de deux semaines toute l’organisation du travail pour assurer le maintien de l’activité ? Notre survie, et dès lors notre futur, dépendent de cette capacité que nous avons à nous adapter, comme le souligne l’explorateur Christian Clot, au cœur de notre grand entretien. Comprendre les mécanismes d’adaptation propres à chaque personne comme à nos sociétés, avec l’espoir de pouvoir les activer et mieux accompagner le changement, pourrait bien s’avérer salutaire. 

La crise liée à la pandémie impressionne par son intensité, ses répercussions directes sur nos habitudes, nos relations, nos modèles organisationnels. Elle n’est toutefois pas la seule crise que nous devons aujourd’hui traverser et qui nous contraint au changement. Il faut à la fois relever le défi climatique, bien appréhender les enjeux migratoires, favoriser les égalités sociales. Toutes ces crises appellent des réponses, impliquent des changements profonds, qu’il faut envisager à tous les niveaux dès aujourd’hui. 

En rompant la routine, en bousculant nos habitudes, la crise actuelle a peut-être pour seul mérite de nous avoir fait sortir d’une forme de torpeur. Elle nous invite à nous questionner sur le sens que nous donnons à nos vies, à nos organisations. Cette nouvelle quête de sens est aujourd’hui hautement perceptible au sein de la société. Beaucoup aspirent désormais à quelque chose de différent, à plus de justice, à une course moins effrénée du monde, à davantage d’humanité. Évidemment, il est plus aisé d’imaginer un monde idéal que de le construire. Engager le changement n’est jamais aisé. Le questionnement induit par la crise  constitue sans nul doute une première étape vers demain, vers cette nouvelle réalité que nous serons amenés à construire ensemble, dans nos familles, avec nos amis, au sein de nos organisations, à travers nos sociétés. Il nous appartient de la concrétiser.

N’oublions pas cette satanée année 2020. Gardons-la en mémoire, comme une période charnière, celle à partir de laquelle l’humanité a renoué avec la volonté d’envisager et construire un autre monde.

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