L’amour à la machine

Selon une étude IFOP, un Français sur trois avoue avoir développé une forme d’addiction à un site de rencontres.

L’amour est un business digital en plein développement. Une enquête IFOP, menée en janvier dernier, dévoilée à quelques jours de la Saint-Valentin, a fait le point sur les habitudes des Français en matière de fréquentation des sites de rencontres et sur leurs comportements dans l’usage de ces outils.

Voici les principaux enseignements tirés de cette enquête réalisée auprès d’un échantillon de 2012 personnes représentatif de la population métropolitaine âgée de 18 à 69 ans..

  1. Un Français sur quatre (26%) déclare s’être déjà inscrit au moins une fois sur site pu une application de rencontré. La proportion a plus que doublé depuis la première mesure réalisée en France il y a une douzaine d’années.
  2. Toutes les classes sociales ont recours à ces plateformes. Alors qu’il y a une douzaine d’années, les usagers des sites de rencontres présentaient un profil beaucoup plus aisé que la moyenne, leur expérience est désormais aussi répandue dans les catégories populaires (33%) que chez les cadres et professions intellectuelles supérieures (34%).
  3. La popularisation des sites généralistes « grand public » a favorisé la multiplication de sites de « niche » constituant pour les Français à fort capital économique ou culturel des enclaves recréant des nouvelles formes d’« entre soi ».
  4. A peine plus d’un utilisateur sur deux (57%) déclare être parvenu à rencontrer quelqu’un en vrai via ce genre de sites ou d’applications. Contrairement à ce que la plupart des sites présentent dans leurs publicités, obtenir une « date » avec quelqu’un via ce mode de rencontre est loin d’être donné à tout le monde.
  5. Au total, ces sites susciteraient ainsi moins « d’aventures purement sexuelles » (29%) que de relations affectives : 39% de leurs membres déclarant y avoir connu au moins « une relation amoureuse ».
  6. Près des deux tiers des Français ayant déjà trouvé un partenaire via un site admettent y avoir déjà̀ eu « une aventure sans lendemain » (62%) et plus de la moitié une expérience sexuelle avec quelqu’un sans chercher ensuite à la revoir (55%). La réalisation de rencontres amoureuses n’empêche pas pour autant une certaine banalisation des « coups d’un soir » via ces outils numériques.
  7. Enfin, l’addiction aux rencontres éphémères via des applis de rencontres est loin d’être un phénomène marginal : un utilisateur sur six (16%) admet avoir déjà eu l’impression d’y être « addict » et 13% déclarent que des proches leur ont déjà dit qu’ils en étaient dépendants.

 

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