Le bien commun, réel moteur du changement

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Nous venons de traverser des mois particuliers. Chacun a vécu cette crise à sa manière, évaluant les points positifs et les éléments négatifs. Si l’on parle désormais d’un retour à « une nouvelle normalité », une chose est certaine : cette pandémie va laisser des traces durables et nous n’avons pas fini de tirer les leçons de la crise. 

Dans l’ensemble, nous pouvons saluer la manière avec laquelle le Luxembourg, petit pays au demeurant, a géré cette crise sanitaire, déployant rapidement des moyens adaptés pour contenir la propagation du virus. Plus vite que ses voisins, l’État est parvenu à distribuer des masques à l’ensemble de ses résidents et aux travailleurs frontaliers. L’autre grand chantier réside dans le déploiement des tests COVID à grande échelle, étape nécessaire à la mise en œuvre d’une politique de suivi efficiente de la circulation du virus. Cette gestion a été pour le moins exemplaire si on la compare au chaos qui a souvent régné chez nos voisins comme dans des contrées plus lointaines (hello Donald !). Le lauréat du prix CIO in Action, Philipp Jäggi, a joué un rôle clé dans le renforcement de la capacité de test du pays et témoigne dans ce magazine de cette mobilisation sans précédent.

Luxembourg a encore une fois démontré sa capacité à s’adapter rapidement et efficacement quand il s’agit de faire face à un challenge de société. Le pays a de la ressource. Ce n’est pas la première fois qu’il se relève de ce qui s’apparente a priori à une menace majeure. La fin du secret bancaire n’a en rien anéanti la place financière. Au contraire, son influence ne fait que se renforcer au fur et à mesure qu’elle parvient à se diversifier. Un demi-siècle plus tôt, face au déclin de la sidérurgie, le pays était déjà parvenu à se réinventer… à travers la finance. Aujourd’hui, Luxembourg regarde vers l’espace, la ville de demain, les sciences de la santé, avec la volonté de mieux envisager l’avenir.

Si le pays est capable de s’adapter face à l’urgence et, plus généralement, à se transformer pour continuer à prospérer, c’est avant tout parce que ses diverses composantes arrivent à se mobiliser quand cela est nécessaire et à s’allier à la poursuite d’un intérêt commun. Dans ce pays, il n’est pas rare que des velléités divergentes soient mises de côté pour, ensemble, contribuer à un développement qui soit profitable à tous. Beaucoup d’acteurs, plutôt que de polariser les populations (hello again Donald, Hi Joe), devraient peut-être considérer avec intérêt ce qui se passe ici. 

Les défis à venir sont encore nombreux. Il nous faut envisager la société post-COVID, en tenant compte des divers enjeux, économiques, sociaux, environnementaux. Un possible élargissement du télétravail, s’il pourrait contribuer au bien-être des travailleurs, aura des répercussions économiques sur le commerce en ville. Les décisions à prendre dans les prochains mois seront difficiles. Au-delà, on ne peut pas nier l’enjeu climatique, l’exigence d’une transition écologique, la nécessité de faire évoluer les modèles de développement. « Le changement, c’est nous », nous explique Emmanuel Soulias dans ce magazine. Comme il l’a déjà fait, nous ne doutons pas que le Luxembourg parviendra à s’adapter, en plaçant le bien commun au-dessus des intérêts individuels. Pour cela, il faut commencer par considérer le changement comme la nouvelle norme et à partir de là, comme cela fut souligné lors de la table-ronde de Golden-i, l’envisager avec confiance et surtout optimisme. 

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