« L’IA doit être accompagnée et s’inscrire dans un cadre de valeurs »

Attendu l’impact considérable qu’aura l’IA sur nos vies et la manière dont nous gérons nos activités, chaque structure a tout intérêt à commencer à bien l’appréhender sans attendre.

Vitalie Schiopu – Accenture

Vitalie Schiopu, spécialiste de l’Intelligence Artificielle au sein du cabinet Accenture Luxembourg, évoque les défis de l’intégration de cette technologie révolutionnaire au sein des organisations, en plaçant la question de la responsabilité au cœur de la démarche. Attendu l’impact considérable qu’aura l’IA sur nos vies et la manière dont nous gérons nos activités, chaque structure a tout intérêt à commencer à bien l’appréhender sans attendre.

Comment l’intelligence artificielle est-elle perçue aujourd’hui par les dirigeants d’entreprise ?

Tout récemment, Accenture a partagé une nouvelle édition de son étude relative aux tendances technologiques à l’œuvre dans le monde du business. Il s’agit d’une initiative globale. A travers elle, régulièrement, nous interrogeons des dirigeants d’entreprise, des experts dans différentes industries, afin de mieux identifier les tendances technologiques qui, à leurs yeux, joueront un rôle important dans les trois à cinq ans. L’étude révèle que l’intelligence artificielle aura un impact majeur sur l’évolution du business. Elle sera à l’origine de très nombreuses transformations à l’échelle des organisations, des différents métiers, qui devraient évoluer en qualité.

Quelle attitude doivent aujourd’hui adopter les dirigeants d’entreprise face à cette évolution technologique majeure ?

Pour la mettre au service de leur business, mais plus généralement de la société, les dirigeants doivent dès à présent cultiver l’intelligence artificielle. L’enjeu est de pouvoir explorer le potentiel que représente l’IA pour la société.

Comment décrire ce potentiel ?

L’intelligence artificielle donne à la machine la capacité de se manifester comme une personne. A ce titre, elle est capable de mener à bien des tâches administratives complexes, de prendre des décisions de manière autonome et de collaborer avec des êtres humains, afin de les soutenir dans leurs missions au quotidien. L’intelligence va pouvoir apprendre seule au départ d’un historique de données et de décisions qui ont été prises à travers des processus par le passé. On peut comparer l’intelligence artificielle à un enfant qui apprend une langue. Il le fait par déduction, en observant ceux qui s’expriment autour de lui, sans avoir besoin d’apprendre formellement des règles. L’intelligence artificielle suit la même logique.

Un enfant va, à un moment donné, passer par l’école ?

Oui, à un moment, on va encadrer son apprentissage. De la même manière, il faut aussi encadrer l’intelligence artificielle. L’humain aura toujours une place, dans la mise en œuvre, mais aussi dans le suivi des décisions. L’intervention de l’IA s’inscrira toujours dans un cadre donné, celui d’une entreprise, qui a des processus mais aussi des valeurs qu’il faut respecter.

 

 

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