L’IT en quête de talents au salon Moovijob

Avec plus de 40 stands et 700 offres d’emploi dans le secteur, les recruteurs IT étaient présents en force, à la recherche de perles rares.

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Organisé pour la 7ème année consécutive, le salon Moovijob Tour Delux a une nouvelle fois attiré les foules ce vendredi 17 mars à Luxembourg Congrès. Avec plus de 40 stands et 700 offres d’emploi dans le secteur, les recruteurs IT étaient présents en force, à la recherche de perles rares. – par Jeanne Renauld

140 exposants, 2.500 postes à pourvoir et 10.000 visiteurs. Cette année encore, le salon de l’emploi, de la formation et des carrières Moovijob s’impose comme une référence au sein de la Grande Région.

Parmi les 140 entreprises venues recruter des candidats, plus de 40 sont issues du secteur IT. En tout, elles proposent quelque 700 offres d’emploi. « L’IT est le domaine le plus représenté aujourd’hui, précise Yannick Frank, Country Manager Luxembourg chez Moovijob. C’est la première année qu’il occupe une place aussi importante, signe d’une certaine évolution dans l’économie luxembourgeoise. »

Un secteur toujours en pénurie

Présent en masse, l’IT semble toujours souffrir d’un manque de candidats. « Nous recrutons des profils liés à l’ensemble du cycle de vie IT : project manager, business analyst, test analyst, software developer, solution architect », commente Marie Krust, Marketing & Communication Manager chez q-leap. Même son de cloche du côté de Telindus. « Nous recherchons des candidats dans l’ensemble du secteur : datacenter architect, project manager, security engineer, security consultant, developpeur Java, system engineer,… », nous explique-t-on.

 

Comme l’explique Nathalie Sanchis, responsable RH chez Sogeti, « les entreprises se spécialisent dans les mêmes technologies, réalisent le même type de missions et se focalisent donc sur les mêmes candidats. Dans ce contexte, nous devons pousser nos recherches beaucoup plus loin qu’au Luxembourg ». Et pour toutes les entreprises interrogées, le constat est le même. « Le marché interne est pratiquement épuisé. Nous devons recruter dans les pays frontaliers, mais aussi bien au-delà, en Europe de l’Est, en Tunisie et en Inde par exemple », indiquent Patrick Piquard, Marie de Taillandier et Etienne Jaspart de Fujitsu.

« Nous essayons de répondre à cette pénurie de candidats en réalisant des campagnes de communication non seulement à travers le Grand-Duché mais également dans plusieurs pays d’Europe, de manière à répondre du mieux possible aux attentes des entreprises participantes », ajoute Yannick Frank.

Privilégier la rencontre

 

A l’heure où la digitalisation transforme notre société et notamment les processus de recrutement, les salons de l’emploi semblent gagner du terrain. « Lorsque nous avons lancé les salons de l’emploi au Luxembourg, beaucoup d’entreprises ne croyaient pas aux événements. Aujourd’hui, elles se rendent compte de l’importance du face-à-face », mentionne Yannick Frank.

« Un salon tel que Moovijob permet de rencontrer un maximum de candidats, en un temps record et donc d’accélérer le processus de recrutement, analyse encore un responsable de Devoteam. C’est pour nous l’occasion de présenter aux candidats des micro-descriptions de jobs, de mener de brefs entretiens et de privilégier le côté humain. » Car au-delà des compétences techniques, la rencontre permet de découvrir les qualités humaines d’un candidat et d’évoquer les missions proposées par l’entreprise.

 

« Nous sommes à la recherche de personnes passionnées, qui partagent des valeurs communes avec notre entreprise, explique-t-on du côté de CTG. Dans cette optique, Moovijob permet de donner la chance à des profils qui n’auraient pas forcément été retenus sur seule base du CV. » Le représentant d’Agile Partner partage cet avis : « Nous recherchons surtout des candidats en adéquation avec la culture de notre entreprise. ». Une ambiance que la société n’hésite pas à mettre en avant sur son stand, à travers une borne de jeux qui permet à celui qui obtient le meilleur score de décrocher un entretien d’embauche.

Outre le recrutement, le salon est aussi un lieu important en termes d’image pour les recruteurs. « Être présent à de tels événements nous permet de présenter notre expertise, de nous faire connaître en tant que société de service, de consultance et de développement. Nous pouvons ainsi toucher des candidats que l’on n’aurait peut-être pas atteint via d’autres canaux de recrutement », affirme le responsable de  Fujitsu.

 

Former les juniors

 

A côté de l’emploi, le salon Moovijob mise aussi sur la formation, à travers des stands dédiés, comme celui de l’ADEM. Mais pour permettre à leurs collaborateurs de rester à la page et de se spécialiser davantage, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à proposer des formations en interne. « Dans le domaine technologique, on ne peut pas arrêter de se former, assure-t-on sur le stand de POST. Les technologies évoluent, les produits aussi, les collaborateurs doivent s’y adapter en permanence ».

Dans ce contexte, beaucoup d’entreprises sont à la recherche de profils juniors, à l’image d’Agile Partner. « Nous recherchons des candidats qui pourront être accompagnés au sein de notre entreprise et monter ainsi en compétences. » Chez q-leap aussi, la démarche est similaire. « Pour de nombreux profils recherchés sur la Place, il n’existe pas de formation spécifique au Luxembourg. C’est pourquoi, à côté de nos formations internes, nous proposons également des formations certifiantes, ouvertes à tous. »