Machine learning et Blockchain : l’industrie financière à l’aube d’une révolution

"Comment Machine Learning et Blockchain révolutionnent l'industrie financière ?"

560x250_une_denis_stozLe 5 décembre prochain à l’Hôtel Mélià, CSC Luxembourg évoquera la manière dont les technologies « blockchain » et « machine learning » vont révolutionner l’industrie financière. De quoi inviter les acteurs luxembourgeois de la finance à se positionner, en revoyant leurs modèles opérationnels au profit d’une réduction de coûts et d’une agilité renforcée. Par ITnation

Blockchain et Machine Learning, deux technologies distinctes dont la combinaison s’apprête à révolutionner la manière de concevoir et de consommer l’IT et d’envisager le business. « Si l’on considère les révolutions à venir, on peut sans crainte affirmer qu’elles découleront de trois technologies majeures : le machine learning, l’Internet of Things et finalement la Blockhain, affirme Denis Stoz, General Manager de CSC au Luxembourg. Si l’on considère uniquement l’écosystème financier, pilier de l’économie luxembourgeoise, celui-ci va être fondamentalement redessiné par la combinaison du machine learning et de la blockchain. »

Une révolution à l’œuvre

La révolution est déjà à l’œuvre, comme l’explique l’homme fort de CSC au Luxembourg. Les bots, permettant d’automatiser de nombreux processus, font leur apparition au sein des institutions financières, les plus importantes comme les plus petites. L’apprentissage dont ils font preuve, au départ des données mises à leur disposition et d’algorithmes de plus en plus performants, ouvre de nombreuses possibilités pour les acteurs. « Les fonctions relevant de la banque concernent aujourd’hui principalement le processing, le contrôle, la validation des transactions, l’audit ou encore le conseil. Ces fonctions nécessitaient jusqu’à présent beaucoup des ressources humaines, poursuit Denis Stoz. On constate cependant que la plupart d’entre elles, au regard des possibilités offertes par le machine learning, peuvent désormais être automatisées. » C’est le premier élément de la révolution à l’œuvre qu’évoquera CSC Luxembourg, le 5 décembre prochain, de 11h à 14h, lors d’un événement exclusif proposée à l’Hotel Mélià. Le deuxième élément réside dans la technologie blockchain, qui sera aussi évoquée à cette occasion.

Réduire les coûts, fiabiliser les opérations

« En effet, si l’on couple les possibilités proposées par le machine learning à celle offertes par la Blockchain, cadastre de transaction et d’information inaliénable et inaltérable, on se rend compte que l’on peut considérablement fiabiliser, fluidifier ou encore accélérer l’ensemble des processus », précise le General Manager de CSC au Luxembourg. Entre partenaires ou même entre éléments d’un même processus, la blockchain permet d’authentifier, de valider, de certifier une information comme conforme et certaine à l’origine. Les fonctions de contrôle ou d’audit, dans leur forme actuelle, s’en retrouveront donc transformées.

Dès aujourd’hui, les acteurs doivent envisager les possibilités offertes par la combinaison de ces deux technologies pour se repositionner dans un monde économique en pleine mutation. « Dans ce contexte, notre volonté est d’accompagner les entreprises dans leur transformation digitale, pour leur permettre de réduire leurs coûts d’exploitation et de fiabiliser leurs opérations, assure Denis Stoz. D’une part, le machine learning ou l’intelligence artificielle doit leur permettre d’accéder à un niveau d’automatisation jusqu’alors inégalé. D’autre part, la blockchain va certifier les opérations et transactions. Aujourd’hui, les acteurs doivent être prêts à entrer dans cette nouvelle ère. »

Jouer avec les nouvelles règles ou disparaître

Les acteurs de la finance devront s’adapter rapidement. Les freins à la transformation encore régulièrement évoqués, comme le legacy, ne suffiront plus à repousser l’échéance. « La technologie blockchain possède un potentiel de révolution au moins aussi important que le World Wide Web à l’époque. La technologie va transformer le monde et le business opérationnel, du back au front, assure Denis Stoz. Elle permettra à de nombreuses entreprises de se libérer des contraintes IT, du legacy, pour gagner en agilité et réduire considérablement leurs coûts. Aussi, les acteurs doivent dès à présent se doter d’un programme de transformation de leur entreprise et de leurs modèles opérationnels. »

Alors que les robots constituent une réalité dans un nombre croissant d’entreprises, et particulièrement dans la finance, Denis Stoz prédit, dans le monde des entreprises, un cycle d’adoption de la blockchain similaire à celui du cloud. « La transformation devrait se faire par étapes, avec la conception dans un premier temps de blockchains privées, puis d’autres plus ouvertes avant l’émergence de blockchains publiques, poursuit-il. C’est pourquoi nous pensons que, dès aujourd’hui, les acteurs doivent s’engager dans l’adoption de ces technologies. Car, demain, ceux qui joueront avec les anciennes règles risquent tout simplement d’être voués à disparaître. »

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