Placer l’Internet des Objets au service de la mobilité de demain

Aujourd’hui, les objets connectés permettent de mieux comprendre la manière avec laquelle nous nous déplaçons et nous occupons les espaces. L’information qu’ils nous font remonter nous indique, grâce aux technologies de data analytics, comment mieux bouger et occuper les bureaux autrement. 

Les objets connectés se multiplient et nous accompagnent de plus en plus au quotidien. « La transmission de données par des capteurs connectés ou encore les interactions possibles entre deux éléments distants permettent aujourd’hui d’explorer de nombreuses nouvelles applications, explique Laurent Rapin, spécialiste de l’Internet des Objets (IoT) au sein de POST Luxembourg. Dans le domaine de la mobilité et de la gestion de l’espace, nous avons nous-mêmes mis en œuvre plusieurs nouveaux cas d’usage. »

POST a notamment mis au point une solution de smart parking. 

On le sait, au Luxembourg, la voiture individuelle reste un mode de transport largement privilégié. En matière de mobilité, pour encourager le recours aux transports en commun, les politiques publiques au niveau de la capitale ont tendance à réduire le ratio de places de stationnement par mètre carré de surface d’immeuble. Trouver une place de parking peut, par moment, s’avérer complexe. 

Optimiser la gestion des parkings

« Grâce à l’IoT, on peut à la fois apprendre à mieux gérer l’occupation des parkings, mais aussi proposer des solutions aux utilisateurs à la recherche d’une place, poursuit Laurent Rapin. Notre solution fonctionne à partir de détecteurs connectés, fonctionnant sur batterie, positionnés au niveau du sol ou du plafond. Chaque détecteur est équipé d’une lampe LED, qui peut changer de couleur en fonction du statut de l’emplacement. » Elle sera verte si la place est libre, rouge si elle est occupée, bleue si elle est réservée. La structure est légère et n’implique pas d’importants investissements pour être installée. 

« Chaque détecteur est connecté à notre plateforme cloud Cumulocity et fait remonter des données aux gestionnaires du parking ou encore aux utilisateurs, poursuit Laurent Rapin. Grâce à ces informations, on peut mieux comprendre la manière dont est effectivement occupé le parking et, éventuellement, optimiser la distribution des badges d’accès, pour permettre à plus de monde d’y accéder. » 

Nous aider à trouver une place plus rapidement

Mais ce n’est pas tout. La solution permet de détecter les voitures ventouses, celles qui restent stationnées plus que la durée autorisée, et de faire remonter des alertes. Elle intègre aussi un composant Bluetooth Low Energy, qui offre la possibilité d’identifier la personne qui stationne sur une place. De cette manière, grâce à l’usage d’une application, on peut s’assurer que celui qui se gare sur une place réservée aux personnes handicapées est bien en droit de le faire. « Une telle solution, d’autre part, permet à des utilisateurs de consulter la disponibilité des emplacements dans un parking donné, d’indiquer les emplacements libres et d’en réserver un », ajoute Laurent Rapin. Si, dès le réveil, un utilisateur peut constater qu’il ne trouvera pas de place dans le parking de son entreprise aujourd’hui, il envisagera peut-être d’autres moyens de se rendre au travail. 

Optimiser l’occupation de l’espace

La solution smart parking constitue un cas d’usage lié à l’IoT parmi d’autres. POST en étudie aussi certains dans le domaine du space management. Dans la même logique, on peut positionner des objets connectés au cœur d’un immeuble de bureaux, pour détecter la présence effective d’utilisateurs dans les salles de réunion par exemple. « Il est alors possible de mieux comprendre comment les bureaux sont occupés et trouver les moyens d’optimiser l’espace, ajoute Laurent Rapin. Dans cette période de retour au bureau post-Covid, une telle solution permet par exemple de vérifier que les distances de sécurité sont bien respectées ou encore d’identifier les bureaux qui ont été utilisés et qui doivent être désinfectés. » Ces informations permettent d’appuyer les réflexions autour d’autres possibilités d’occuper l’espace, entre présence au bureau et télétravail. 

Comprendre comment la population se déplace

L’IoT amène de la connaissance en temps réel. Si les détecteurs peuvent être déployés dans des contextes précis, comme un parking ou un bureau, les objets connectés peuvent apporter une meilleure compréhension de la mobilité à large échelle. « Tous, quasiment en permanence, nous avons notre téléphone ou smartphone avec nous. Chacun d’eux est un objet connecté, relié en continu à une antenne. En faisant remonter ces données, traitées de manière anonyme, il est dès lors possible de suivre les flux des personnes qui circulent au Luxembourg, aussi bien les résidents que les frontaliers ou encore les visiteurs occasionnels. En agrégeant ces données, on peut mieux identifier les leviers d’amélioration de la mobilité, proposer des alternatives efficaces pour se déplacer. Cette connaissance est précieuse pour les pouvoirs publics ou encore les opérateurs de solutions de mobilité afin d’adapter efficacement l’offre et d’orienter les investissements dans les infrastructures, comme des hubs de bureaux aux frontières ou le développement de pôles d’échange entre les divers modes de transport. »

L’IoT s’est fortement démocratisé ces dernières années. L’agrégation progressive de données issues de sources diverses, autour des flux d’utilisateurs, des habitudes de chacun, de la fréquentation des transports en commun, de l’occupation de l’espace… va nous éclairer sur les possibilités d’améliorer la mobilité à l’échelle du pays. 

 

La voiture est aussi un objet connecté

POST investit aussi depuis plusieurs années dans le domaine de la voiture connectée. Les cartes SIM de l’opérateur luxembourgeois sont intégrées à des centaines de milliers de véhicules à travers l’Europe. Elles permettent par exemple de faire remonter de précieuses informations aux constructeurs, concessionnaires, utilisateurs ou encore à des acteurs comme les compagnies d’assurance. En temps réel, chacun peut donc disposer d’une information utile. Il est possible de localiser le véhicule, savoir s’il est verrouillé ou non, s’il présente des problèmes techniques. Ces données permettent de venir plus rapidement en aide à un conducteur en détresse par exemple. Certaines solutions permettent même de rendre compte des habitudes d’un utilisateur ou de la manière avec laquelle il conduit.

Le 15 septembre dernier, POST organisait la 3e édition de son évènement IoT sous forme de conférence virtuelle suivie d‘une table ronde sur le Space Management. Vous n’avez pas pu y assister ? Le replay de l’intégralité de l’événement est disponible ici : https://www.post.lu/independants-et-pme/catalogue-produits/internet-des-objets/iot-internet-of-things#replayIoT

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