POST déploie un large éventail de solutions IoT

Faire parler des objets pour offrir à l’entreprise des gains conséquents d’efficacité. C’est la volonté que poursuit POST Luxembourg en investissant depuis deux ans dans le domaine de l’Internet des Objets (IoT). Aujourd’hui, l’entreprise dispose d’un beau portefeuille de solutions et c’est toute une équipe qui se tient à l’écoute des acteurs du marché pour envisager avec eux de nouvelles opportunités.

Laurent Rapin, IoT Evangelist au sein de POST Luxembourg

Opérateur de télécommunications historique d’une part, acteur incontournable de l’IT d’autre part, POST Luxembourg est naturellement devenu un acteur dans l’Internet des objets. Depuis deux ans, le groupe investit dans le développement de solutions innovantes pour connecter et gérer des objets. Peu le savent, mais l’opérateur luxembourgeois équipe en cartes SIM M2M 1,3 millions de voitures, garantissant aux constructeurs la meilleure couverture réseau européenne pour connecter les véhicules.

Un réseau national dédié aux objets connectés

« Mais la connectivité cellulaire, avec carte SIM, n’est qu’une brique des solutions que nous proposons au marché dans le domaine de l’IoT, commente Laurent Rapin, IoT Evangelist au sein de POST. Il y a 2 ans, nous avons déployé avec notre partenaire RMS.lu le réseau SIGFOX, présent dans plus de 30 pays, à l’échelle du territoire national. Il s’agit d’un réseau radio-fréquence, peu énergivore pour les objets connectés, et donc entièrement dédié à l’IoT. Pour Luxembourg, nous avons installé une quarantaine d’antennes couvrant largement le pays. » A partir d’une telle infrastructure, il est possible de faire parler de nombreux objets, comme des capteurs de température ou d’humidité, d’autres capables d’indiquer si une porte est fermée ou ouverte, ou de transmettre des coordonnées GPS.

Mieux gérer l’information

Les possibilités de faire communiquer les objets – du réseau SIGFOX à la connectivité cellulaire 2G, 3G, 4G bientôt NB-IoT, en passant par des réseaux filaires ou encore la technologie Bluetooth – sont nombreuses. Et il appartient désormais aux entreprises d’en tirer profit. « A cette fin, nous avons complété cette infrastructure il y a un an en mettant en œuvre une plateforme IoT, appelée “Cumulocity“, qui permet à nos clients d’agréger les messages reçus des objets, afin d’obtenir une information à valeur ajoutée, et de pouvoir gérer à distances tous ses objets. Ainsi une organisation peut profiter d’outils de traitement et de visualisation de la donnée, établir des mécanismes d’alerte ou encore mettre en place des processus automatisés. » Il est par exemple possible de suivre la consommation d’une installation, de garder un œil sur l’évolution des températures d’un camion réfrigéré pour garantir le respect de la chaîne du froid dans le transport d’aliments, ou encore d’établir des alertes en cas d’évolution anormale d’un indicateur. « Il arrive que l’on ne se rende compte de l’existence d’une fuite d’eau que lorsque l’on reçoit la facture avec un montant à payer anormalement élevé. Connecter un compteur en mettant en place une alerte automatique permet, dans ce cas de figure, de détecter le problème sans délais et d’éviter les mauvaises surprises », poursuit Laurent Rapin.

Des solutions dédiées

POST a développé plusieurs solutions répondant aux besoins du marché. Parmi elles, un Smart Parking qui permet de détecter, grâce à des capteurs ou des caméras, si les places sont occupées ou non. Ou encore une solution qui permet de compter les personnes au sein d’une salle de réunion, dans la perspective de mieux utiliser l’espace ou de garantir la sécurité des bâtiments. « Il existe aussi différentes solutions de comptage outdoor. Quasiment tout le monde disposant désormais d’un smartphone, on utilise la connectivité des antennes GSM pour évaluer la population à un endroit donné ou encore rendre compte des flux de personnes en rue », explique Laurent Rapin. La gestion des immeubles peut aussi être améliorée grâce à des solutions IoT. « Les objets connectés permettent aussi d’effectuer de l’asset tracking. En plaçant des émetteurs sur des engins électro-mécaniques, par exemple, on s’assure de les retrouver plus rapidement. Une telle fonction permet de gagner beaucoup de temps sur les chantiers, où les ouvriers peuvent parfois passer plusieurs minutes à chercher le bon outil, poursuit l’expert. Dans l’ensemble, le recours à des solutions IoT doit permettre d’optimiser le ROI. » Autre exemple, le contrôle de la température dans un rack serveur peut permettre de détecter rapidement si une porte a été mal fermée avec le risque de surchauffe que cela entraine. « De cette manière, on évite des risques de panne. » Dans l’industrie, où les processus et les produits doivent être contrôlés avec rigueur au risque d’entrainer une perte de production ou des défauts de fabrication, l’IoT prendra de plus en plus de place à l’avenir.

Au service de l’écologie et de la responsabilité sociale des entreprises

En parallèle, POST déploie également des capteurs permettant de surveiller le niveau d’eau des rivières, la pluviométrie, l’infiltration dans le sol, afin d’évaluer plus en amont la survenue de crues, malheureusement de plus en plus courantes avec les changements climatiques.

POST va même jusqu’à équiper ses propres ruches de capteur de poids et de mouvement afin d’aider ses apiculteurs à maitriser à quel moment ils doivent récolter le miel, et s’assurer que la ruche n’a pas été malencontreusement percutée par un animal.

Vers de nouveaux modèles business

L’IoT, avec une gestion qualitative de l’information récoltée, ouvre de nombreuses autres perspectives. Avec une intégration des données au niveau back-end de l’entreprise, il est possible de développer des modèles plus sophistiqués. « Un assureur, par exemple, peut récolter les données GPS d’un de ses clients automobilistes et développer une analyse fine de sa conduite en tenant compte de sa vitesse, ses accélérations et freinages, de l’heure à laquelle il roule. Il peut coupler ces données avec d’autres informations récoltées par ailleurs, comme les conditions météorologiques. De cette manière, il est en mesure d’établir un score de conduite et évaluer un niveau de risque de sinistralité », explique Laurent Rapin. Derrière, il pourra proposer des primes plus avantageuses aux bons conducteurs ou envisager la meilleure manière d’assurer un conducteur que d’autres acteurs refusent désormais de couvrir.

Créer de l’intelligence

Mettre l’IoT au service du business implique de bien comprendre les enjeux du métier. « Le potentiel derrière la technologie est considérable. Tous les métiers sont concernés. L’enjeu, aujourd’hui, est de faire prendre conscience aux acteurs du marché des possibilités offertes. Permettre à des objets d’envoyer de la donnée permet d’éviter d’avoir à effectuer des relevés manuels, c’est une chose. Cependant, la vraie valeur ajoutée se trouve dans l’exploitation des nouvelles données que l’on peut récolter. Il appartient aux entreprises d’envisager comment créer de l’intelligence au départ de la donnée qui peut désormais être très facilement transmise », insiste Laurent Rapin.

« Nous adoptons systématiquement une démarche de partenariat avec nos clients dans tous nos projets IoT car si nous connaissons la technologie, ils connaissent leur métier et les bienfaits qu’ils peuvent retirer de l’IoT. Finalement, nous sommes passés de Telecom Provider à Data Provider. » conclut Laurent Rapin.

 

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