« Pour innover, il ne faut rien s’interdire »

Alexis Greff est le nouvel Innovation Leader au sein de onepoint Luxembourg. Entouré par les nombreuses compétences que compte le groupe, il aura pour mission d’emmener la communauté luxembourgeoise dans le développement de nouvelles idées. 

Alexis Greff, Innovation leader – Onepoint Luxembourg

Innover… ou mourir. Le mantra est connu des managers et des dirigeants d’entreprise. Cependant, il faut bien reconnaître que rien n’est moins évident que de s’inscrire dans une démarche d’innovation. Se projeter dans l’inconnu, alors que l’on doit gérer en parallèle son business quotidien, est un exercice difficile. Dans le contexte actuel, cependant, le champ des possibles n’a jamais été aussi vaste. Et les barrières à l’entrée de tout secteur d’activité, avec un accès toujours plus aisé aux technologies les plus révolutionnaires, ont tendance à s’estomper. En tant qu’organisation, ne pas s’inscrire dans une démarche d’innovation, c’est prendre le risque de se voir son activité un jour supplantée par d’autres modèles, s’appuyant notamment sur des technologies disruptives. « Dans ce contexte, notre volonté est d’aider les organisations luxembourgeoises à s’inscrire dans une démarche d’innovation, commente Alexis Greff, nouvel Innovation Leader de la communauté luxembourgeoise du groupe onepoint. Au départ des possibilités aujourd’hui offertes par le numérique, en travaillant sur les technologies émergentes, l’idée est d’explorer avec nos clients de nouvelles idées , de nouvelles voies de développement pour, au final, mettre en œuvre des solutions innovantes. »

 

Partir du savoir-faire de l’entreprise

Plus facile à dire qu’à faire, certes. Dans cette optique toutefois, onepoint Luxembourg accompagne ses clients avec méthode, aidant l’organisation à s’ouvrir sur l’inconnu. « Dans une démarche d’innovation, il est essentiel de ne se rien s’interdire, explique Alexis Greff. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises idées. Chaque piste est bonne à explorer. Il faut pouvoir s’abandonner à tout ce qui passe par la tête, pour ensuite mieux envisager le potentiel de chaque piste. » Au préalable, cependant, il sera essentiel d’identifier où se situe le savoir-faire de l’entreprise, où elle crée de la valeur. 

 

Dépasser les évidences

En la matière, il faut d’ailleurs souvent dépasser les évidences. « Pour illustrer les conséquences d’entreprises qui n’ont pas su appréhender certains tournants majeurs sur leur marché ou qui ne sont pas parvenues à se renouveler, l’exemple de Kodak est souvent repris. Quand on s’interroge sur le savoir-faire de Kodak, on pense directement à la photographie. Or, si l’on creuse, on se rend compte que l’expertise de cette firme d’envergure mondiale résidait davantage dans la chimie, et la confection de films permettant de révéler des images, que dans l’imagerie elle-même », commente Alexis Greff. Sans doute que cette entreprise, qui avait d’ailleurs mis au point un appareil photo numérique avant l’heure, aurait pu davantage se renouveler dans d’autres domaines grâce à son premier savoir-faire. « C’est au départ de son ou de ses savoir-faire réels que l’on peut commencer à explorer d’autres voies, poursuit le nouveau leader de l’innovation. Si nous prenons Bic, par exemple, son expertise est davantage dans la production de consommables jetables que dans les outils d’écriture. Ce savoir-faire, dès lors, s’exprime aussi bien dans la production de stylos-billes que de rasoirs. »

Une approche transversale

S’engager sur la voie de l’innovation ne s’improvise pas. La volonté de onepoint, vis-à-vis des organisations luxembourgeoises, est de les aider à mieux appréhender l’avenir. La transformation envisagée n’est pas uniquement digitale. Elle va toucher au cœur de métier. « Les sociétés qui, aujourd’hui, refusent de s’inscrire dans une telle démarche vont sans doute au-devant de difficultés, notamment en raison de l’accélération des évolutions technologiques et organisationnelles », souligne Alexis Greff. Auprès des équipes de onepoint, les acteurs luxembourgeois pourront mieux envisager les possibilités offertes par la technologie pour concrétiser des projets qui, hier, pouvaient paraître irréalisables, mais aussi explorer de nouveaux modèles. « Nous envisageons la transformation suivant une approche transversale, en cassant les silos, en amenant une diversité d’acteurs à travailler ensemble, précise le spécialiste de l’innovation. Nous avons la prétention de dire que nous sommes prêts à relever tous les challenges, avec méthode, au départ de nouvelles idées que nous pouvons faire germer dans l’esprit des équipes. »

 

Un état d’esprit, une approche collective

C’est donc un état d’esprit à adopter qui permet d’envisager la manière de construire son business autrement. onepoint Luxembourg peut témoigner de la pertinence de sa démarche dans la mesure où elle l’a d’abord expérimentée. Aujourd’hui, le groupe se transforme en permanence, au départ de ses équipes, organisées en communautés. « On parle davantage d’intelligence collective au service de la transformation de l’organisation et de nos métiers. Innover ne se conçoit pas à trois personnes dans un lab, où l’on explore les possibilités offertes par la technologie, mais avant tout dans l’expression des idées, la liberté offerte à chacun de s’exprimer. Le Lab, c’est qu’un dispositif parmi d’autres qui complètent le processus d’innovation. L’enjeu est de créer une réelle émulation, de permettre au plus grand nombre de prendre part à la manière dont évoluent les produits ou l’entreprise », indique Alexis Greff. 

 

C’est l’idée nouvelle qui ouvre le champ des possibles

L’innovation n’implique en outre pas nécessairement de grands investissements. « Il s’agit avant tout d’envisager les éléments suivant de nouvelles perspectives. On peut par exemple changer complètement son approche du voyage en privilégiant le camping-car à l’avion. Dans cette optique, le trajet va faire partie intégrante du voyage, avec des haltes, des moments partagés tout au long du parcours. Par ce simple choix, on envisage de façon nouvelle la manière de concevoir des vacances. Et très vite, on va voir que l’idée peut être réappropriée et enrichie au niveau des participants au voyage pour construire une toute nouvelle expérience, illustre Alexis Greff. C’est l’idée nouvelle, au cœur de la démarche, qui ouvre le champ des possibles, qui permet d’aller explorer de nouveaux horizons. » 

 

Garantir l’adoption

La démarche de onepoint est de co-construire avec ses clients, de l’émergence de l’idée jusqu’à la validation de nouveaux concepts ou produits. « Aujourd’hui, la technologie permet beaucoup de choses, ajoute Alexis Greff. Il faut donc garder à l’esprit que le produit que l’on est amené à développer suite à une nouvelle idée doit trouver un usage et un marché. Il faut mettre en place les conditions favorables à l’adoption du produit ou du service innovant. Pour cela, il est indispensable d’intégrer l’humain au cœur de la démarche. »