Se transformer pour entrer dans l’ère de la donnée

Dans un monde volatil, incertain, complexe et ambigu, comme le définit l’acronyme VUCA, les organisations doivent parvenir à mieux tirer parti de leurs données, à la fois en apprenant à les exploiter, à les valoriser, et en veillant à les protéger. Afin d’accompagner les acteurs luxembourgeois dans cette direction, SOPRA STERIA a développé une approche globale autour de la donnée.

Lucas Colet, Lead Cybersecurity Manager Luxembourg, Anne Coat, Directrice Conseil et Cybersécurité & Dominique Gigon, Digital Transformation Consulting Manager – SOPRA STERIA

En tant qu’organisation, naviguer dans le monde actuel n’a rien d’aisé. Il faut composer avec beaucoup de volatilité, une grande incertitude, une réelle complexité, et parvenir à faire les bons choix pour se sortir des situations les plus ambiguës. C’est ainsi que l’acronyme VUCA, pour Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity, définit le monde actuel. « Pour évoluer dans cet environnement, les acteurs devront tirer parti de la technologie pour transformer leur activité, pour innover, pour mieux évoluer avec leurs clients au sein de nouveaux écosystèmes, commente Anne Coat, Directrice Conseil et Cybersécurité au sein de Sopra Steria Luxembourg. Le principal enjeu lié à cette transformation réside aujourd’hui dans le renforcement des capacités de l’organisation à mieux exploiter les données dont elle dispose. Trop souvent, les acteurs n’ont pas conscience de la valeur de ce que l’on a déjà coutume d’appeler le nouvel or noir. »

UNE MINE SOUS-EXPLOITÉE

Dans la plupart des structures, les données disponibles sont tout simplement sous-exploitées ou mal exploitées. La raison ? « Pendant des années, les organisations ont multiplié les processus, les applications, tous alimentés par des données. Souvent, toutefois, les acteurs n’ont pas pris la peine de mettre en oeuvre une gouvernance associée aux données, explique Dominique Gigon, Digital Transformation Consulting Manager au sein de Sopra Steria Luxembourg. Si bien que, envisageant la perspective de s’inscrire dans une approche de valorisation, les structures ont du mal à qualifier les données disponibles. »

Dans cette nouvelle ère, où les données occupent désormais une place centrale, les entreprises doivent repenser leur rapport aux données et renforcer leur agilité à leur égard. « Pour cela, il est important de travailler selon trois axes. Le premier est celui de la vision, de la gouvernance et de la stratégie. Le second est celui de l’organisation, des collaborateurs, avec la nécessité d’évoluer vers une approche Lean. Le troisième est celui de l’architecture technologique », assure Dominique Gigon.

ALLIER AMBITION ET FLEXIBILITÉ

Le champ des possibles est gigantesque. Une juste exploitation des données doit faciliter le pilotage de l’entreprise, lui permettre d’aller au-devant de nouvelles opportunités, renforcer le lien avec sa clientèle. Face à un tel chantier, toutefois, une organisation peut rapidement se sentir désemparée. « S’il faut être ambitieux dans la vision que l’on développe, il est important de rester flexible dans sa mise en oeuvre, poursuit l’expert.

Lorsque les projets sont de trop grande envergure, trop longs, sans valeur ajoutée pour le métier dans les premiers mois, l’attrition se développe. Souvent les entreprises partent sur de grands principes mis en place pendant un à deux ans. Or, il vaut mieux privilégier une approche “Lean” que Sopra Steria propose de mettre en place auprès de ses clients. Et il est tout à fait possible d’engager cette transformation en travaillant par étape, à travers des projets de plus petite envergure mais qui sont susceptibles de créer directement de la valeur. On peut aborder la gouvernance de cette manière, en commençant par des POC (Proof of Concept) avec des sets de données, en faisant évoluer progressivement la culture et en se dotant de la bonne architecture. Il est de cette manière possible de gagner en maturité tout en restant extrêmement agile. »

Pour cela, les acteurs peuvent partir d’une problématique générale, d’un besoin concret. A partir de là, il peuvent voir comment, plus spécifiquement, y répondre en exploitant les données disponibles et en mettant en oeuvre une solution pertinente.
« Dans la plupart des entreprises, ces projets sont guidés par la nécessité de se rapprocher des clients, les enjeux réglementaires, qui impliquent une meilleure gestion des données, ou encore l’exigence d’activer de nouveaux leviers de création de valeur, pour gagner du temps et réduire les risques », explique Dominique Gigon.

ENJEUX BUSINESS

« La valorisation des données n’est pas un sujet IT, mais relève avant tout de projets métier, poursuit le Consulting Manager. En se dotant d’une réelle vision et, surtout, en acquérant la capacité d’exploiter efficacement la donnée, chaque entreprise pourra plus facilement aller de l’avant. » Le data scientist, dès lors, a besoin de comprendre les enjeux du terrain, d’associer les données disponibles à la réalité de l’activité. « A l’échelle de l’organisation, il est important aussi d’accompagner le changement, en impliquant chacune des parties prenantes. 80 % du projet, c’est de du change management.
Tous les collaborateurs, en effet, doivent prendre conscience de leur rôle et de leur responsabilité vis-à-vis des données, pour en garantir la qualité, en assurer la pertinence, les partager pour permettre à d’autres de les utiliser. » Petit à petit, prenant conscience de la valeur de l’information, chacun cherchera à mieux l’exploiter pour résoudre de nouvelles problématiques.

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