« S’épanouir en explorant la technologie, en se mettant au service de l’humain »

Depuis trois ans, InTech explore les nouvelles possibilités offertes par la technologie en se mettant au service de structures actives dans le domaine de l’entrepreneuriat social. La démarche, tout en entretenant un lien ténu avec l’activité de l’entreprise dans le domaine de l’innovation, vient répondre aux nouvelles aspirations émises par ses collaborateurs. 

« Nous sommes convaincus que les technologies numériques peuvent être au service de l’humain et de son épanouissement. » Ces mots s’affichent en grand sur la page d’accueil du site Internet de la société InTech. Au sein de la filiale du groupe POST spécialisée dans le développement technologique, les projets de transformation numérique et l’innovation, la quête de sens n’est pas un vœu pieux. Au contraire, elle se traduit de diverses manières au sein de la société. Elle s’illustre toutefois particulièrement bien à travers la démarche de mécénat de compétences qui a été mise en œuvre par la structure avec la volonté de soutenir des organisations actives dans le domaine de l’entrepreneuriat social. 

Mathieu Canzerini, développeur, membre du pôle innovation au sein d’ InTech

Terrain d’expérimentation

« Il y a trois ans, la décision a été prise de créer un pôle innovation au sein de l’organisation, pour explorer les nouvelles tendances, les technologies émergentes, commente Mathieu Canzerini, développeur, membre du pôle innovation au sein d’ InTech. Pour pouvoir expérimenter ces technologies de manière concrète, en les plaçant au service d’objectifs ‘business’, il nous fallait trouver des partenaires ouverts à la nouveauté. Et nous les avons trouvés auprès de porteurs de projets dans le domaine de l’entrepreneuriat social. » 

InTech s’est alors rapproché de Share it, un accélérateur de projets d’entrepreneuriat social au départ des possibilités offertes par le technologique. « Nous agissons comme une interface entre d’une part, les sociétés d’impact, autrement dit cherchant à produire des retombées positives dans la société, et d’autre part, les acteurs technologiques, explique Guilhem Menard, responsable des partenariats au sein de Share it. Nous sommes partis du constat que ces deux mondes n’interagissaient pas beaucoup entre eux. Or, les entrepreneurs actifs dans le domaine social ou environnemental ont tout autant besoin de tech que les starts ups traditionnelles. »

Guilhem Menard, responsable des partenariats au sein de Share it

Concilier technologie et humain

Share it a donc établi des programmes d’accompagnement de structures sélectionnées s’étalant sur 18 mois, pour leur permettre de grandir en s’appuyant sur la technologie. « Pour cela, nous nous appuyons sur des partenaires, comme InTech, qui mettent à disposition de nos entrepreneurs du temps et des compétences, poursuit Guilhem Menard. Ensemble, nous allons définir un projet, développer des solutions, puis les mettre en œuvre pour atteindre des objectifs fixés. »

Nicolas André, Manager, membre du pôle innovation au sein d’InTech

Pour l’équipe d’InTech, si l’exploration des technologies émergentes vient soutenir l’épanouissement professionnel des collaborateurs, ce partenariat vient répondre à une autre aspiration grandissante. « De plus en plus, nos collaborateurs et nous-mêmes ressentons le besoin de rencontrer de nouvelles personnes, d’inscrire notre activité de développement au service de besoins exprimés par la société, sociaux ou environnementaux, explique Nicolas André, manager, membre du pôle innovation au sein d’InTech. En plus de cette volonté technologique, nous avons ressenti ce nouveau besoin de nos collaborateurs de pouvoir réconcilier technologie, humain et impact positif sur la société. »

Accélérateur d’impact positif

InTech a par exemple contribué au programme d’accélération de l’association Signe de Sens dont la mission est de rendre la société plus accessible aux personnes en situation de handicap sensoriel, psychique, cognitif ou mental. L’accompagnement au sein de Share it a permis de mettre au point une solution baptisée « La bulle d’Elix », une extension de navigateur web qui permet aux utilisateurs d’accéder directement à des vidéos de traduction en langue des signes du contenu qu’ils consultent sur Internet. 

Avec Lexidia, InTech a contribué au développement d’une version web de « Iologo », un logiciel qui permet aux patients de surmonter leurs troubles du langage, comme la dyslexie. La refonte totale de l’outil, reconnu comme référence par les orthophonistes, a notamment permis de faciliter sa distribution à une échelle beaucoup plus large. 

 

« Avec InTech nous avons développé l’outil performant très attendu par une communauté de professionnelles. Si nous pouvons nous appuyer sur les compétences indéniables des développeurs, nous les remercions particulièrement pour leur engagement et leur savoir-être. Merci InTech ! »

Martin Douçot, chargé de développement chez Lexidia

 

L’engagement auprès de ces structures d’entrepreneuriat social s’inscrit donc bien dans une démarche d’accélération, pour renforcer les retombées positives qu’elles peuvent générer. « On dit souvent que les développeurs ont de l’or entre les mains. Pouvoir les mettre au service de telles causes fait du bien et renforce notre sentiment de fierté », confie Mathieu Canzerini. « À travers la démarche, j’ai pu faire converger mes aspirations professionnelles et personnelles. On peut parler d’un épanouissement global, poursuit Nicolas André. Je ne parle habituellement jamais de ce que je fais au travail une fois à la maison. La première fois que je me suis surpris à le faire, c’était pour parler du projet Lexidia, sans doute parce que je considère cette contribution comme gratifiante. » 

Bénéfices collatéraux

InTech compte aujourd’hui 140 collaborateurs. Une trentaine s’investissent à travers le pôle innovation de manière générale. Le partenariat avec Share it, entre autres éléments, vient donc répondre à une nouvelle quête de sens exprimée par un nombre croissant de collaborateurs. « En apportant une réponse concrète aux aspirations exprimées par nos collaborateurs, notre objectif est aussi de faire baisser le turn-over. L’initiative peut, par exemple, permettre de redonner un sens au travail de collaborateurs expérimentés, lorsqu’ils commencent à s’ennuyer dans leur métier, en leur permettant de contribuer à des projets à impact positif », poursuit Mathieu Canzerini. « La démarche, malgré le fait qu’elle n’implique qu’un petit nombre de personnes, a des effets bénéfiques sur l’ensemble de l’entreprise et rejaillit même à l’extérieur, poursuit Nicolas André. Elle porte les valeurs de l’équipe et contribue à fidéliser les collaborateurs et à attirer des talents. »

Nouvel axe de développement

En outre, si aujourd’hui on parle de mécénat, la démarche s’inscrit dans un cadre business. Les structures accompagnées doivent grandir selon un modèle économiquement viable. « Au-delà de l’accompagnement, nous continuons à répondre aux besoins des structures qui nous font confiance, dans une relation contractuelle plus conventionnelle », précise Nicolas André. 

L’accompagnement des structures visant un impact social ou environnemental est aujourd’hui considéré comme un axe de développement de l’activité d’ InTech. S’il est aujourd’hui marginal, il est appelé à se développer à l’avenir.

 

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