Soutenir une mobilité plus durable en ville avec les objets connectés

La connectivité des objets au service de la ville intelligente doit nous permettre de mieux promouvoir les alternatives à la voiture individuelle pour se déplacer. Gweltaz Le Coz, expert en smart city au sein de Matooma, nous explique l’opportunité de tels investissements au service d’un monde plus respectueux de l’environnement.

Nos villes deviennent de plus en plus intelligentes. Les données de plus en plus nombreuses que l’on peut y collecter nous apprennent beaucoup sur le fonctionnement de nos cités et des divers usages qui y ont cours. « Aujourd’hui, le concept de smart city englobe divers sujets et doit nous permettre de faire évoluer nos villes en lieux de vie plus prospères, plus agréables, de mieux gérer l’énergie, de garantir une sécurité renforcée des citoyens ou encore d’améliorer la mobilité, explique Gweltaz Le Coz, expert en connectivité des objets au service de la ville intelligente chez Matooma. Plus la ville sera en capacité d’apprendre, en collectant de nombreuses données, plus elle pourra devenir intelligente. »

Promouvoir la micromobilité

Dans cette perspective, la mobilité, et plus particulièrement les enjeux environnementaux liés à nos déplacements, constituent un sujet transversal. Pour bouger en ville de manière plus responsable, il faudra notamment soutenir les alternatives à la voiture individuelle pour tout trajet court ou moyen. « En matière de micromobilité, beaucoup de solutions existent aujourd’hui, assure Gweltaz Le Coz. Les vélos partagés, électriques ou non, les trottinettes en libre-service, les bus électriques, les voitures partagées… Tous ces modes de transport, qui se sont multipliés ces dernières années constituent des moyens offerts aux utilisateurs de se déplacer rapidement en ville tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre. »

Connecter les objets pour mieux se déplacer

Pour faciliter leur adoption, cependant, il y a désormais lieu de fournir des données utiles aux utilisateurs qui cherchent à se déplacer. La connectivité des objets, dans ce contexte, constitue un levier important de l’amélioration de nos déplacements et de réduction de la pollution qui est liée. « Un des défis est de pouvoir indiquer à chacun quel est le meilleur moyen de micromobilité à sa disposition pour se rendre quelque part à un moment donné, explique l’expert. En la matière, on constate qu’il y a un réel besoin en connectivité pour gérer ces divers modes de transport. »

Apporter une meilleure information aux utilisateurs

La connectivité des objets doit permettre d’indiquer si des vélos ou des trottinettes sont disponibles dans une station donnée, quel est leur niveau de charge s’ils fonctionnent sur batterie, à quel moment on peut en prendre un, en combien de temps il me permettra de rejoindre la destination envisagée. « Dans beaucoup de cas, les modes de transport doux seront plus efficaces que la voiture individuelle, qui est plutôt encombrante en ville. Cependant, il faut que l’utilisateur en ait conscience. L’enjeu, c’est de tout connecter, pour fournir l’information la plus complète possible à chacun et l’orienter », assure Gweltaz Le Coz.

Faciliter la gestion de l’offre en micromobilité

En connectant ces objets, en outre, il devient facile d’apprécier l’utilisation qui en est faite et d’améliorer la gestion de ces moyens de transport et leur maintenance. Par exemple, le gestionnaire du parc de vélos partagés pourra décider de renforcer l’offre dans des endroits où la demande est forte. « En dotant les moyens de transport d’une carte SIM multi-opérateur, comme celles que nous proposons, on peut grandement faciliter la gestion de l’offre en véhicules partagés. Nos cartes, en outre, sont un canal bidirectionnel sécurisé via un APN privé. Autrement dit, elles peuvent à la fois envoyer des données ou encore en recevoir, faciliter la prise en main à distance en temps réel afin par exemple d’effectuer une mise à jour à distance d’un logiciel intégré au moyen de transport, explique Gweltaz Le Coz. Cette solution de connectivité permet aussi de localiser les objets à tout moment. »

 

 

Vers une meilleure gestion de l’énergie

Alors que le transport représente la moitié de notre consommation d’énergie et 65% des émissions de gaz à effet de serre, la promotion de la micromobilité à l’échelle des villes grâce aux objets connectés constitue un levier parmi d’autres pour construire un monde plus durable. « À plus long terme, la compréhension plus globale du fonctionnement de la ville, des déplacements en son sein, doit permettre de déployer des infrastructures adaptées, comme des pistes cyclables ou des bornes de recharge, et des solutions qui contribueront au bien-être de chacun, conclut l’expert. En outre, le développement de la mobilité électrique associée à la connectivité des objets constitue aussi un outil de gestion intelligente de l’énergie, en permettant d’activer des charges au moment le plus opportun, quand le réseau est le moins sollicité, ou encore en stockant une partie de l’énergie produite pour ensuite la redistribuer quand on en a besoin. »

 

 

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