Trans-for-Nation : les TOPS et FLOPS de l’été 2021

LE LUXEMBOURG MET LE PAQUET SUR L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE L’économie circulaire, qui vise à mieux gérer les ressources en promouvant la réutilisation des matériaux et en supprimant presque totalement la production de déchets, est un sujet à la mode. Mais le Luxembourg a décidé de dépasser les déclarations d’intention pour réellement mettre en oeuvre l’économie circulaire […]

LE LUXEMBOURG MET LE PAQUET SUR L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE

L’économie circulaire, qui vise à mieux gérer les ressources en promouvant la réutilisation des matériaux et en supprimant presque totalement la production de déchets, est un sujet à la mode. Mais le Luxembourg a décidé de dépasser les déclarations d’intention pour réellement mettre en oeuvre l’économie circulaire dans tout le pays. La stratégie « Null Offall Lëtzebuerg », présentée l’an dernier, devrait se concrétiser dans les prochains mois à travers une série de mesures fortes : mise en place de filières de recyclage de haute qualité dans tous les domaines, élargissement du cercle des systèmes de collecte des déchets, mise en place du principe du pollueur-payeur, audit des différents systèmes actuellement en place. Si ces initiatives méritent d’être soulignées, leurs effets concrets ne pourront être mesurés que dans quelques années. Quand on sait qu’une partie importante des déchets produits au Luxembourg – notamment ceux issus de la construction – ne peuvent pas être valorisés et sont exportés, on se dit que la route vers une économie proprement circulaire est encore longue…

BIENTÔT UN VACCIN CONTRE LE PALUDISME ?

A moins d’avoir vécu dans une grotte au cours des 18 derniers mois, vous avez dû entendre beaucoup parler de vaccin. Mais cette fois-ci, ce n’est pas de Covid que nous voulons vous parler, mais bien de paludisme, une maladie qui continue à tuer plus de 400.000 personnes chaque année dans le monde, et principalement en Afrique subsaharienne. L’Université d’Oxford a annoncé, à la fin du mois d’avril, qu’un nouveau vaccin contre le paludisme, développé avec l’Unité de recherche clinique Nanoro au Burkina Faso, affichait une efficacité de 77 %. Si ce chiffre n’est pas synonyme de protection complète, il est tout de même – et de loin – bien supérieur aux résultats de tous les vaccins qui avaient été développés jusqu’ici. Dans les mois à venir, une dernière phase de test impliquant 4.800 enfants dans quatre pays différents, permettra de confirmer ou d’infirmer cette efficacité. En attendant, une bonne partie de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est se réjouissent de cette avancée qui pourrait bien changer leur vie quotidienne.

L’URUGUAY, PIONNIER DE L’ÉDUCATION À DISTANCE

La pandémie de coronavirus – encore elle – permet parfois de révéler des champions qu’on ne soupçonnait pas. C’est le cas de l’Uruguay, pays d’Amérique du Sud vivant dans l’ombre de ses gigantesques voisins, mais qui s’est déjà démarqué par le passé par des positions pour le moins progressistes, notamment en matière de drogues. Cette fois, c’est son modèle éducationnel qui récolte les louanges, car il a permis aux enfants de continuer à suivre leurs cours, quasiment sans perturbation. Ce tour de force a été rendu possible par le programme « Un ordinateur par enfant », lancé il y a déjà 10 ans. Au-delà de l’équipement fourni à chaque élève, l’accès à l’Internet public est également libre, et ce jusqu’au coeur des régions les plus rurales du pays. Suite à la crise, le pouvoir a en outre offert un forfait Internet mensuel de 50 gigabits à chaque élève, afin de lui permettre de suivre les cours en ligne. Résultat : 98 % des élèves ont suivi assidûment leurs leçons à distance. Un exemple pour beaucoup de pays.

 

VIEUX LUXEMBOURGEOIS

Le constat est dur mais sans appel : la population luxembourgeoise vieillit. Le « Livre vert sur le vieillissement » publié récemment par la Commission européenne ne fait que confirmer ce phénomène et l’éclaire même d’une lueur pour le moins inquiétante. En effet, la combinaison de l’augmentation de l’espérance de vie, de la diminution de la natalité et de l’explosion du nombre de travailleurs frontaliers exposera le système luxembourgeois de pension, dans les prochaines années, à de grandes difficultés. A l’horizon 2070, les dépenses liées aux pensions doubleront, passant de 9 à 18 % du PIB. Si rien ne change dans l’équilibre entre population active et population pensionnée, il faudra que le PIB du Luxembourg soit multiplié par huit pour pouvoir payer les retraites en 2070 ! Pour les économistes qui ont rédigé ce « livre vert » pour la Commission européenne, il n’y a pas 36 solutions : la population active luxembourgeoise devra travailler plus longtemps, idéalement jusqu’à l’âge de… 72 ans. Voilà qui va faire grincer certaines dents…

ISRAËL-PALESTINE, LA ROUTINE

Si Charles Aznavour chantait un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, le temps de la paix entre Israël et la Palestine, lui, est encore plus lointain. Et la situation connaît depuis plusieurs semaines une nouvelle flambée de violence. Entre le mois d’avril et le moment d’écrire ces lignes, ce sont ainsi plus de 3.150 roquettes qui ont été tirées par des groupes armés palestiniens vers Israël, causant 10 morts et 294 blessés. L’État hébreu a répliqué en bombardant massivement la bande de Gaza, faisant 200 victimes et 1.300 blessés. Ces nouveaux événements sont une illustration de la tension qui reste prégnante dans cette région du monde. En effet, l’origine de ces violences est un enchaînement d’événements qui semble a priori tout à fait anodin : un bus juif est caillassé en territoire palestinien, la police israélienne coupe les haut-parleurs de la mosquée Al-Aqsa pour éviter que l’appel à la prière ne trouble le Jour du Souvenir juif, des barrières sont posées à l’entrée de la Porte de Damas… Il n’en a pas fallu plus pour mettre le feu aux poudres et causer plus de 200 morts en quelques semaines. La fin du conflit israélo-palestinien, ce n’est vraisemblablement pas pour demain.

L’INDE SUBMERGÉE PAR LE COVID

Les images de dizaines de brasiers mortuaires, placés côte à côte, font froid dans le dos. Elles illustrent parfaitement la façon dont l’Inde s’est laissé submerger par une vague – voire un tsunami – de contaminations au Covid-19. Ce gigantesque pays, comptant près d’1,4 milliard d’habitants, a été dépassé, en l’espace de quelques semaines, par l’épidémie. Plus de 300.000 contaminations et 2.000 décès ont été enregistrés certains jours des mois d’avril et de mai. Résultat : les services hospitaliers n’ont pas pu faire face à la demande. Manque de lits, d’oxygène, de médicaments… Cette situation a conduit à une surmortalité qu’il a été également très difficile à gérer. Dans certaines villes, il est même devenu impossible de trouver suffisamment de bois pour procéder à la crémation des personnes décédées… Si la situation s’est depuis lors quelque peu stabilisée, elle a considérablement affaibli un pouvoir nationaliste qui se gaussait, quelques mois plus tôt, d’avoir admirablement géré la pandémie. Face au Covid, on le voit, fanfaronner n’est pas une option très porteuse.

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