Voitures autonomes : les tests en conditions réelles se multiplient

En France, PSA, Renault et Valeo testent leurs véhicules autonomes de manière de plus en plus intensive et en conditions réelles. Dans cette course à la technologie qui soulève de nombreux enjeux, le Luxembourg se serait déjà positionné en collaborant avec des pays frontaliers et des acteurs de la Silicon Valley.

Depuis quelques semaines, certains automobilistes fréquentant l’autoroute A13, dans l’ouest de la France, se sont étonnés d’apercevoir un véhicule au look futuriste embarquant un chauffeur vautré sur son siège et équipé… d’un casque de réalité virtuelle ! Il s’agit en réalité d’un test effectué par Renault avec sa Symbioz Demo Car, un véhicule entièrement autonome que la marque française, à l’instar de Valeo ou PSA, peut tester sur une portion de l’A13 longue de 32 km.

Face émergée de l’iceberg, ce genre de test est en pleine explosion en France, mais aussi en Allemagne, au Japon ou aux Etats-Unis, pays où beaucoup de véhicules autonomes circulent déjà dans de nombreuses villes. L’enjeu pour les fabricants de voitures, mais aussi pour tous ceux qui fourniront les équipements et les technologies nécessaires au bon fonctionnement de ces véhicules est énorme. Comment se positionne le Luxembourg par rapport à ce secteur porteur ?

Un projet transfrontalier

Si la chose n’a jamais été officiellement confirmée par les ministères compétents, le Luxembourg serait partie intégrante d’un projet transfrontalier, avec la France et l’Allemagne, visant à tester des véhicules autonomes sur un terrain de jeu de 70 km. L’intérêt de ces tests sur plusieurs pays serait notamment d’évaluer la réaction des véhicules autonomes lorsqu’ils passent d’un réseau de données national à un autre. La 5G est en effet la pierre angulaire sur laquelle repose la technologie animant les véhicules autonomes, et la continuité de leur connexion au réseau est primordiale.

Un accord concrétisant cette collaboration a été signé en septembre dernier à Francfort. Il prévoyait le démarrage des tests sur le réseau routier des régions centre et sud du pays au premier semestre 2018… c’est-à-dire maintenant. L’accord stipule en outre que plusieurs acteurs doivent intégrer le projet, notamment le secteur automobile, les opérateurs de réseau actifs dans la 5G, mais aussi le monde de la recherche publique (Uni, LuxConnect, etc.).

La Silicon Valley collabore avec le Luxembourg

Par ailleurs, un article du site américain Data Economy évoquait en juillet dernier la collaboration entre Digital Luxembourg et des sociétés californiennes impliquées dans le développement de véhicules autonomes. Le but étant de mettre à disposition les capacités techniques du Luxembourg – en matière de 5G et de blockchain – pour tester des véhicules autonomes sur une portion de l’autoroute A3, dans le sud du pays.

Cette importante émulation dans plusieurs pays du monde laisse en tout cas entrevoir, de manière de moins en moins spéculative, l’arrivée sur notre marché de véhicules complètement autonomes. Selon Renault, cela pourrait déjà être le cas en 2023.

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