WOOP veut questionner les futurs qui s’offrent à nous

Le 28 mars, la première édition de la conférence WOOP veut, selon un concept original, questionner l’impact du digital sur nos sociétés. En confrontant les points de vue, elle entend aider les leaders du monde digital à mieux façonner le monde grâce à la technologie, de manière consciente et responsable.

L’impact de la technologie sur nos modes de vie est loin d’être négligeable. Aujourd’hui, les évolutions qu’elle sous-tend redessinent nos modes de vie, façonnent nos sociétés, modifient les relations entre personnes. Dès lors que l’on mène des projets technologiques, il est intéressant de prendre un peu de hauteur vis-à-vis des transformations qui en découlent. La conférence WOOP, pour World of Possibilities, invite les acteurs de la digitalisation à réfléchir en ce sens. Celle-ci se tiendra le 28 mars prochain à la Maison du Savoir, à Belval. « Quand on parle de technologie, on évoque souvent le caractère pragmatique des acteurs luxembourgeois dans la mise en œuvre de solutions digitales ou de projets de transformation, explique Fabrice Croiseaux, CEO d’InTech, à l’initiative de cette première conférence WOOP. Notre appréhension de la technologie ne prend toutefois que trop rarement en considération l’impact qu’elle a sur nos sociétés. Or, c’est un enjeu pourtant essentiel si l’on veut placer le digital au service d’une transformation voulue plutôt que subie. »

Encourager le débat d’idées

WOOP, à travers un concept original, veut remédier à cette lacune, qui n’est pas propre au Luxembourg, rassurez-vous. Son ambition n’est autre que d’aller questionner les futurs qui s’offrent à nous. Dans cette perspective, elle entend confronter les points de vue. Tout au long de la journée, WOOP s’articulera autour de « Battle Conferences ». Devant l’audience présente, des acteurs du monde technologique ainsi que des spécialistes de la transformation digitale confronteront leur vision avec celle de journalistes, d’écrivains, de philosophes, de sociologues, d’un paléontologiste… « L’idée est de faire parler des personnes partageant des visions différentes autour de thématiques en lien avec la technologie : Intelligence Artificielle, Transhumanisme,Tech for Good, Future ofWork, Fintech…,poursuit Fabrice Croiseaux. A travers un contenu original, ma volonté est d’initier un questionnement sur le monde que l’on façonne à travers la technologie. » Afin d’illustrer son propos et la démarche, le patron d’InTech s’interroge : « par exemple, je trouve personnellement qu’il serait intéressant de se demander, aujourd’hui, ce qu’il conviendrait d’apprendre aux jeunes à l’école dans un monde où il n’y aurait plus besoin de travailler ».

 

Un panel de références venues d’horizons variés

WOOP nous place donc dans une démarche prospective avec la volonté de pousser le débat d’idées le plus loin possible. Pour le nourrir, les organisateursont invité au Luxembourg des personnalités, références dans leur domaine, que l’on n’a pas encore eu l’opportunité d’entendre sur la place. Parmi les speakers déjà annoncés, on retrouve :

  • Audrey Pulvar, journaliste, qui a succédé à Nicolas Hulot à la présidence de la Fondation pour la nature et l’homme ;
  • Eric Sadin, philosophe dont les travaux reconnus dans le monde entier interrogent l’impact du numérique dans nos sociétés ;
  • Catherine Dufour, auteur de Science Fiction et journaliste au Monde Diplomatique ;
  • Amel Hammouda, directrice de la transformation d’Air France et membre du comité exécutif ;
  • Jean-Sébastien Steyer, docteur en paléontologie, chercheur au CNRS ;
  • Solange Ghernaouti, l’une des plus grandes expertes mondiales en cybersécurité ;
  • Grégoire Kopp, Chief of Staff au sein d’OVH ;
  • Jérémy Saget, qualifié en médecine aérospatiale, pré-sélectionné pour les éventuels vols habités vers Mars non gouvernementaux.

 

Des clés pour aider chacun à forger sa vision

Cette première édition s’articulera autour de la thématique principale de « la liberté ». « Un thème ambitieux, à l’image de l’événement. L’idée est de questionner la manière dont l’utilisation de la technologie peut élargir ou limiter cette liberté qui nous est si chère », assure Fabrice Croiseaux. A l’époque des réseaux sociaux, avec l’émergence de nouvelles formes de propagande, de la valorisation des données personnelles, et face à l’essor de l’intelligence artificielle, la thématique n’a en effet rien d’anodin. « La volonté n’est pas d’apporter des réponses, mais bien de fournir des clés d’analyse et de compréhension des phénomènes à l’œuvre. La confrontation a pour ambition, justement, d’inviter les participants à se forger leur propre opinion et à poursuivre leur réflexion à travers leur propre approche de la technologie », assure Fabrice Croiseaux. En une journée, WOOP veut permettre aux participants de disposer d’éléments afin d’enrichir leur propre vision, de soutenir leur démarche et action au quotidien. « Car si la technologie a un impact considérable sur nos vies, il nous appartient encore de décider comment la mettre en œuvre, assure Fabrice Croiseaux. Rien n’est écrit. A nous d’endosser dès à présent la responsabilité du futur que l’on crée. »

WOOP a des ambitions européennes. Cette première édition espère attirer quelque 600 leaders au Luxembourg. De cette manière, la conférence entend contribuer à renforcer la position du Luxembourg comme moteur d’une économie européenne digitale s’appuyant sur les valeurs qui nous sont chères.

 

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